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Les gens d’affaires des Sept-Rivières sont vivement préoccupés par l’abolition du PEQ
Certaines entreprises de Port-Cartier, Sept-Îles et Uashat risquent d’être durement touchées par l’abolition du programme en immigration PEQ. (Photo Archive Jean St-Pierre, Macotenord.com) Les impacts de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise risquent d’être particulièrement lourds sur le territoire des Sept-Rivières, en nuisant à l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre. Les Chambres de commerce de Port-Cartier, Sept-Îles Uashat Mak Maliotenam partagent les mêmes préoccupations.
« Le PEQ est un levier stratégique pour la vitalité économique de la Côte-Nord! Son abolition représente non pas des enjeux conjoncturels : ce sont des défis structurels. »
Les deux Chambres de commerce expliquent que le PEQ constituait un mécanisme essentiel permettant aux entreprises de planifier leurs opérations, de stabiliser leurs équipes et de consolider des projets économiques majeurs dans les secteurs industriels, des services, du tourisme et des services essentiels.
« Les travailleurs actuellement en poste dans nos entreprises contribuent déjà activement à notre économie régionale. Ils sont intégrés à leurs milieux de travail, participent à la vie communautaire et répondent à des besoins réels de main-d’œuvre. Les placer soudainement dans l’incertitude compromet non seulement leur avenir, mais aussi la continuité des activités de nombreuses organisations nord-côtières »préviennent les regroupements de gens d’affaires de Sept-Rivières.
Pas d’un bassin de remplacement
Dans une région marquée par un déclin démographique et par une dépendance accrue à une main-d’œuvre qualifiée, toute modification aux mécanismes favorisant l’établissement durable de travailleurs en région doit être évaluée à la lumière de ses conséquences concrètes. La Côte-Nord ne dispose pas d’un bassin de remplacement immédiat pour plusieurs de ces postes stratégiques.
La CCPC et la CCIUM demandent donc au gouvernement du Québec d’agir rapidement en instaurant une clause de droits acquis pour les personnes déjà engagées dans le processus du PEQ. Une telle mesure est nécessaire pour assurer la prévisibilité, protéger les entreprises et éviter une déstabilisation économique évitable.
Au-delà de la mesure transitoire, les deux chambres réitèrent l’importance d’une approche d’immigration adaptée aux réalités régionales. La Chambre de commerce de Port-Cartier et la Chambre de commerce de Sept-Îles Uashat Mak Maliotenam demeurent disponibles pour travailler avec les autorités gouvernementales afin d’identifier des solutions équilibrées.