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Gestion de la Résidence Vents et Marées | « Pas de malversation, mais il faut des solutions », affirme le maire de Sept-Îles
La crise provoquée par la fermeture du service de repas à la Résidence Vents et marées de Sept-Îles ne se résorbe pas, ont témoigné encore ce lundi soir plusieurs familles. (Photo Jean St-Pierre, Macotenord.com) Pour une troisième séance publique consécutive, le maire de Sept-Îles Benoît Méthot a eu à expliquer ce lundi soir les démarches de la ville concernant l’insécurité créée chez plusieurs aînés de la Résidence Vents et Marées, par la fermeture du service de repas. Après une visite sur place et une rencontre avec le conseil d’administration de CODÉLO, le maire conclut en une mauvaise gestion, mais sans malversation.
Plusieurs familles sont allées à la rencontre des élus municipaux pour décrire une situation inacceptable et une gestion irrespectueuse d’un service à des personnes âgées en perte d’autonomie. « Il n’y a pas eu de malversation dans le sens qu’il n’y a pas de fraude. On nous explique que le service n’était pas rentable. Les administrateurs affirment qu’ils n’avaient pas le choix… » confie le maire Méthot.
Table de dialogue
Il croit que la solution viendra du dialogue entre les parties prenantes. « CODÉLO souhaite créer une table de concertation avec différents intervenants, dont le CISSS Côte-Nord. Nous leur avons demandé de ne pas oublier d’impliquer les résidents », précise M. Méthot.
Le maire négocie des places de représentants de la Ville de Sept-Îles au sein du conseil d’administration de CODÉLO. Le Comité de développement du logement gère aussi une résidence de 120 appartements sur la rue Doucet et les chantiers de deux autres édifices de logements sociaux en construction sur la rue Comeau. La Ville est partenaire de tous ces projets.
Une citoyenne de Sept-Îles a pris la parole pour défendre Vents et Marées comme une ressource pour aînés « qui n’a pas à être un modèle économiquement viable. Elle doit être une ressource humainement abordable. De l’indignation du départ quant à la situation à la Résidence Vents et Marées, une indication légitime devant une crise humanitaire grave, on glisse lentement dans l’acceptation comme si nous n’avions par le choix… », craint Madame Chénard.
Une visite sur place
Le maire de Sept-Îles s’est rendu samedi à la Résidence de la rue Brochu, alors qu’un chef cuisinier et homme d’affaires de Sept-Îles, Billy Tanguay s’impliquait bénévolement auprès des aînés. D’autres gestes de solidarité sont prévus dans les prochains jours.
Il y avait une ambiance de fête ce jour-là, mais ce n’était pas à l’image des dernières semaines, assurent les familles des résidents. Après cette visite des aînés concernés et une rencontre de plus de deux heures avec les administrateurs de CODÉLO, Benoît Méthot n’est pas satisfait et prévoit continuer de mettre de la pression.
« Malheureusement il y a peu de communication de CODÉLO, apparemment en raison d’une directive de la Société d’Habitation du Québec. Il y a beaucoup de questions sans réponse… Je ne sais pas c’est quoi la solution, mais elle devra venir du milieu bientôt… « , conclut le maire en misant sur la future table de concertation de CODÉLO.
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