Port-Cartier investira 13M$ avec l’aide de Québec pour des travaux de stabilisation à Plage Rochelois

Jean St-Pierre | 3 mars 2026 | 15:14
Au terme d’un long processus, la Ville de Port-Cartier a décidé d’aller de l’avant avec une recharge majeure avec des matériaux granulaires grossiers à plage Rochelois. (Photo Courtoisie Ville Port-Cartier)

La Ville de Port-Cartier prévoit aller de l’avant avec des travaux de 13M$ pour stabiliser les berges devant les risques d’érosion dans le secteur Rochelois. Le ministère de la Sécurité publique versera 10 793 964$. Sept scénarios ont été analysés.

Les travaux visés par l’entente devront être complétés au plus tard le 31 mars 2028. Pour la mairesse Danielle Beaupré, la décision s’inscrit dans la continuité puisqu’elle est l’aboutissement d’un processus d’analyse rigoureux amorcé il y a 15 ans.

Décision fondée sur 15 ans d’analyses

Le conseil municipal de Port-Cartier a autorisé récemment la signature d’une entente de financement avec le gouvernement du Québec concernant ces travaux d’atténuation des risques liés à l’érosion et à la submersion côtières de la plage Rochelois.

Le projet de stabilisation s’inscrit dans une démarche amorcée en 2009. La Ville a multiplié les études techniques, environnementales et économiques afin d’identifier la solution la plus durable et la plus responsable.

L’érosion du secteur est documentée depuis plus d’une décennie. Un recul de plus de dix mètres a été observé à certains endroits, exposant des infrastructures municipales et privées à des risques croissants.

« Cette décision est l’aboutissement d’un processus amorcé il y a plus de 15 ans. Elle a été entérinée par le conseil municipal actuellement en place, mais les démarches entourant ce projet ont été amorcées bien avant, sous des conseils précédents. Il s’agit d’un travail de continuité institutionnelle, appuyé par des études techniques et environnementales approfondies », mentionne la mairesse Danielle Beaupré.

Protéger des infrastructures essentielles

Elle ajoute que « la sécurité de la population est notre principale considération. Lorsque des infrastructures essentielles et des résidences sont exposées à des risques d’érosion et de submersion, nous avons la responsabilité d’agir. Dans ce contexte, l’inaction représente un risque plus grand que l’action. Ne rien faire, c’est accepter que les vulnérabilités persistent et s’accentuent. Nous avons choisi d’intervenir de manière planifiée, structurée et responsable. Nous rendons publics l’ensemble des documents afin d’assurer une transparence complète. »

Le secteur étudié représente aujourd’hui une valeur estimée de 41,6 M$ en bâtiments, infrastructures routières et réseaux municipaux. À ce sujet, le directeur général de la municipalité, M. Nicolas Mayrand précise que l’entente avec le ministère de la Sécurité publique permet à la Ville de bénéficier d’un soutien financier majeur.

« Reporter la décision aurait compromis cette subvention et exposé la municipalité à des coûts potentiellement beaucoup plus élevés à long terme », dit-il.

Au total, sept scénarios ont été analysés, incluant : Le déplacement des infrastructures, l’enrochement, la recharge de plage, les palplanches avec recharge et une recharge hybride gravier/sable.

Une recharge majeure

Ces analyses ont été appuyées par une étude d’impact environnemental complète déposée en 2020, ainsi que par des modélisations hydro-sédimentaires avancées. La solution retenue et adoptée combine plusieurs solutions.

Ainsi, la Ville de Port-Cartier prévoit une recharge majeure de plage avec des matériaux granulaires grossiers. La construction d’un épi en enrochement à l’extrémité est afin de retenir les sédiments est prévue, ainsi que le déplacement de l’émissaire pluvial municipal.

Les études démontrent notamment que l’utilisation de sable entraînerait une érosion jusqu’à huit fois plus rapide que celle observée avec du gravier de plus forte granulométrie. Contrairement à un enrochement massif, cette solution permet de maintenir l’accès à la plage, de préserver sa vocation récréotouristique et d’assurer une meilleure intégration.

Séances d’informations à venir

Tous les documents d’analyse, incluant l’étude d’impact environnemental, les rapports techniques et la chronologie complète du projet, sont disponibles sur le site web de la Ville. Des séances d’information seront annoncées prochainement afin de permettre aux citoyens d’échanger directement avec les experts et les élus.

D’ici là, la séance ordinaire du conseil municipal du 9 mars, tenue à l’hôtel de ville, ainsi que la période de questions prévue à 20h seront des moments à privilégier pour répondre aux citoyens.