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Le syndicat des Métallos réclame un statut permanent pour les travailleurs étrangers qui occupent un emploi permanent
L'ancien coordonnateur des Métallos de la Côte-Nord, Nicolas Lapierre est maintenant directeur québécois des Métallos. (Photo Facebook) Le syndicat des Métallos apprécie le sursis que permet l’annonce du gouvernement fédéral, qui prolonge d’un an les permis de travailleurs étrangers temporaires déjà présents en région. Le Syndicat craint par contre un statu quo, une fois passé le moratoire.
Les Métallos souhaitent de toute urgence que ces travailleurs obtiennent plus de sécurité. « Les besoins de main-d’œuvre sont permanents, le statut des travailleurs qui les occupe doivent le devenir aussi », insiste le directeur québécois des Métallos Nicolas Lapierre.
Le syndicaliste originaire de la Côte-Nord dénonce un modèle d’affaires qui repose sur le recours à des travailleurs à statut précaire, dont le permis fermé ne permet pas d’aller travailler ailleurs. « Ça doit cesser. On voit des entreprises qui comptent sur 30%, 40% et même 50% de main-d’œuvre captive, ça n’a pas de sens. Oui à une immigration permanente, mais non à l’esclavage moderne », lance le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.
« De l’esclavage moderne »
Il admet que le sursis que représente l’annonce du gouvernement vendredi donne de l’air pour régler la situation. Les Métallos s’inquiètent par ailleurs du peu d’empressement du gouvernement à sélectionner les travailleurs étrangers temporaires du secteur manufacturier dans le cadre du Programme de sélection des travailleurs qualifiés. De son côté, Québec a signifié son intention de privilégier le secteur public, comme les réseaux de l’éducation, de la santé et des services de garde.
« Les usines et les entreprises du secteur manufacturier sont essentielles à l’économie du Québec et tout particulièrement de nos régions. Ça suffit de les ignorer dans les politiques d’immigration et de considérer leurs travailleurs comme une main-d’œuvre jetable », souligne Nicolas Lapierre.