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La députée de Côte-Nord défend les intérêts des pêcheurs de la région devant la ministre des Pêches et des Océans
La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill (photo Courtoisie) La député Marilène Gill a abordé aujourd’hui plusieurs dossiers importants pour les pêcheurs de la Côte-Nord avec la ministre des Pêches et des Océans Joanne Thompson. Elle a profité d’une rencontre du comité des pêches pour faire entendre les doléances des pêcheurs de son comté.
Marilène Gill a posé des questions à la ministre sur une variété de sujets pour lesquels elle a été interpellée par les pêcheurs de la Côte-Nord. Elle lui a parlé de l’avenir du quai de Baie-Johan-Beetz, la déconnexion de Radio-Météo, la création de sous-zones pour l’octroi de permis de pêche exploratoire et la fermeture récente du programme de pêche sentinelle à la morue.
Un ministère qui n’a pas d’écoute
« La ministre des Pêches et des Océans m’a démontré une fois de plus que son ministère n’est pas à l’écoute du milieu. D’un côté, les pêcheurs nous mentionnent ne pas être adéquatement consultés et que les décisions du MPO ne sont pas en adéquation avec la science. De l’autre, la ministre me dit qu’elle consulte les parties prenantes et que son ministère écoute la science. »
La députée de Côte-Nord—Kawawachikamach—Nitassinan précise que sur la création des sous-zones particulièrement, les pêcheurs mentionnent que pour l’octroi de permis exploratoires, le ministère a créé des sous-zones de pêche où il avoue qu’aucune ressource n’est présente.
« Les pêcheurs nous le disent : on leur demande de collecter des données scientifiques alors que leurs casiers à homards sont vides. Le ministère le sait et il continue de dire aux pêcheurs d’aller pêcher dans ces sous-zones qui ne sont aucunement lucratives », affirme Marilène Gill.
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L’élue nord-côtière juge absurde le discours de la ministre sur les sous-zones, mais aussi la fin d’un programme historique qui permettait, en Basse-Côte-Nord, de collecter des données colligées depuis 30 ans concernant la morue.
Désolante fin de pêche sentinelle
« Elle m’a mentionné que la coupure du programme de pêche sentinelle à la morue au Québec et dans sa propre circonscription, à Terre-Neuve, n’en est pas une. Maintenant, on nous dit que le programme est mis aux vidanges parce que suffisamment de données sont collectées grâce au Registre multiespèces mis en place en 1984. Si le registre était suffisant, pourquoi avoir procédé à la création d’un autre registre spécifique à la morue? C’est un non-sens que les pêcheurs de la Basse-Côte ont de la difficulté à s’expliquer », commente Madame Gill.
La députée se désole de la lenteur du MPO pour la réhabilitation du quai de Baie-Johan-Beetz, qui représente des enjeux de sécurité. Elle déplore aussi la fermeture du service de Radio-Météo, empêchant maintenant les pêcheurs d’avoir accès à des bulletins en direct lors de leurs sorties en mer où le réseau cellulaire manque.
« J’ai rappelé à la ministre Thompson que les décisions ne doivent pas être prises à partir d’Ottawa sans lien avec ceux sur lesquelles elles ont des impacts. J’ai d’ailleurs invité la ministre à se rendre sur la Côte-Nord pour le constater : les pêcheurs souhaitent être entendus, pouvoir vivre de leur métier en sécurité et contribuer au développement économique de leur région », conclut Marilène Gill.