12% des unités d’habitation sont occupées par du fly-in/fly-out à Sept-Îles

À Sept-Îles, la population diminue, pourtant, il y a de moins en moins d’unités d’habitation disponibles. Lors d’une entrevue à la radio Plaisir 94,1, Russel Tremblay, directeur général de Développement Économique Sept-Îles, explique que 12% des logements et des maisons sont occupés par du fly-in/fly-out à Sept-Îles.

Selon M. Tremblay, c’est une catastrophe, Développement Économique Sept-Îles recherche actuellement ces occupants afin de savoir qui ils sont, pour mieux cerner le problème, mais ce n’est pas une tâche si facile, cela prendra plusieurs mois.

Les employés de l’extérieur arrivent, travaillent, et repartent. Cela laisse moins d’appartements disponibles pour les gens qui souhaiteraient venir s’établir à Sept-Îles de manière permanente.

Russel Tremblay raconte que cela a un autre effet négatif, car pour combler le manque de main-d’œuvre et voyant que les employés fly-in/fly-out ont de la difficulté à se loger, les employeurs peuvent décider d’acheter une maison pour louer l’espace à leurs employés. Ce qui réduit encore plus la disponibilité des logements pour les gens d’ici et d’ailleurs qui souhaitent vivre plus longtemps à Sept-Îles.

Monsieur Tremblay explique qu’il y a des solutions, lors du boom économique propulsé par le Plan Nord en 2011, l’idée de quartier évolutif avait été abordée. Un quartier construit pour les travailleurs de passage dans la région qui pourrait être adapté et transformé pour des résidents permanents après le départ des employés en fly-in/fly-out.

Entrevue avec Russel Tremblay, directeur général de Développement Économique Sept-Îles.