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Budgets bonifiés | Un répit apprécié pour les musées de l’Est du Québec, dont celui de Sept-Îles
Le problème d’iniquité lié à l’éloignement n’est pas réglé, selon le regroupement des Musées régionaux de l’Est-du-Québec dont fait partie le Musée de la Côte-Nord. (Photo Jean St-Pierre, Macotenord.com) Les musées de l’Est-du-Québec accueillent favorablement la bonification de leur budget annoncée par Québec. Toutefois le besoin de régler en 2026 l’iniquité des régions éloignées demeure essentiel selon le regroupement dont fait partie le Musée de la Côte-Nord.
Le ministère de la Culture et des Communications du Québec augmente la subvention des musées sur trois ans. Il envoie un signal positif au réseau, en dotant l’enveloppe du Programme d’aide au fonctionnement des institutions muséales (PAFIM) d’une somme de 26,47 M$ annuellement supplémentaire pour le cycle 2025-2028. Ce budget porte à 218 762 $ la moyenne de l’aide financière par musée comparativement à 197 334 $.
Tout n’est pas réglé
Ça permet un répit, sans régler le problème d’iniquité lié à l’éloignement, selon le regroupement des Musées régionaux de l’Est-du-Québec. Ses membres sont confrontés à un contexte financier particulièrement difficile, lié, entre autres, à notre situation géographique.
« Nous saluons l’écoute du ministre Lacombe, qui témoigne de sa reconnaissance de la situation critique dans laquelle se trouvent les musées en région éloignée. Le supplément lié à l’éloignement doit devenir une mesure permanente », revendique le directeur général du Musée de la Gaspésie et porte-parole du regroupement Martin Roussy.
La bonification accordée par Québec ne corrige pas les iniquités structurelles persistantes pour les musées comme celui du boulevard Laure à Sept-Îles. Les coûts d’exploitation des musées en régions éloignées sont en moyenne 60 % plus élevés que dans les grands centres.
Le Regroupement des musées de l’Est-du-Québec réclame toujours l’intégration au budget 2026 d’un supplément lié à l’éloignement récurrent de 2,54 M$ au Programme PAFIM. « C’est la seule façon d’assurer la pérennité de nos musées et de protéger l’accès à la culture dans toutes les régions du Québec », ajoute M. Roussy.