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La tradition se poursuit | Des sapins de Noël devant Services Canada sur la Côte-Nord pour dénoncer le Trou Noir saisonnier
Des sapins de Noël décorés avec des Trous Noirs mais aussi des cennes noires ont été installés, notamment devant le bureau de Services Canada à Sept-Îles ce mercredi. (Photo Courtoisie) Des militants du mouvement pour une réforme de l’assurance-emploi et d’Action-Chômage Côte-Nord ont une fois de plus installé ont installé un sapin de Noël devant les bureaux de Services Canada à Forestville, Baie Comeau et Sept-Îles. L’objectif, comme chaque année : dénoncer les règles absurdes de l’Assurance-Emploi, inadaptées à la réalité nord-côtière, qui plongent plusieurs travailleurs de l’industrie saisonnière dans la précarité au milieu de l’hiver.
Des sapins de Noël sont décorés avec des Trous Noirs mais aussi des cennes noires, « pour indiquer que régler le problème ne couterait pas si cher. » Action-Chômage Côte-Nord rappelle qu’une grande partie de l’économie nord-côtière est saisonnière.
Une enquête menée en 2022 avait révélé qu’environ « le tiers des employeurs (32,4 %) de la Côte-Nord ont recours à des emplois saisonniers » Pourtant, le système ne permet pas à la majorité des travailleurs de l’industrie saisonnière de vivre toute l’année. Entre la fin des prestations de l’assurance-emploi et le début de la nouvelle saison, ils se retrouvent plusieurs semaines sans aucun revenu. C’est ce que l’on nomme Trou Noir!
Un réel problème sur la Côte-Nord
« Chaque année, j’accompagne de nombreuses personnes qui travaillent dans les pêches, la foresterie, les pourvoiries, le tourisme, ou même la lutte contre les incendies, souligne la directrice d’Action-Chômage Côte-Nord Line Sirois. Ces personnes sont des travailleurs qualifiés, experts dans leur domaine. Elles vivent ici à l’année. Mais on continue à les maltraiter avec un système d’assurance-emploi aberrant. »
L’Alliance Interprovinciale pour l’Assurance-Emploi et Action-Chômage Côte-Nord exigent une réforme du régime actuel. D’abord, le calcul des prestations selon le taux de chômage des régions doit être aboli. À l’heure actuelle, en plein hiver, il faut 700 heures de travail pour se qualifier à l’assurance-emploi sur la Côte-Nord, soit 14 semaines de prestations. À Toronto, il faut seulement 595 heures, donnant droit à 18 semaines de prestations.
Pour la directrice d’Action Chômage Line Sirois, résoudre la question du Trou Noir et la tension financière que cela représente pour une grande partie de la population nord-côtière « ce n’est pas un enjeu monétaire, mais bien une décision politique ». Elle profite de l’approche des fêtes, pour rappeler au gouvernement que poissons, fruits de mer, bois de construction, arbres de Noël… sont le résultat du travail saisonnier dans nos régions! »