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La Côte-Nord demeure une des rares régions où la population n’augmente pas au Québec
Plusieurs villages de la Côte-Nord sont en dévitalisation depuis quelques années. (Photo Archive Jean St-Pierre, Macotenord.com) La Côte-Nord et la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine sont les seules régions du Québec où la population n’a pas augmenté, constate-t-on dans le bilan démographique des régions, publié ce matin par l’Institut de la Statistique du Québec.
Les pertes sont minimes avec une baisse de moins de 1% du nombre de résidents sur la Côte-Nord entre juillet 2024 et juillet 2025. Toutefois le déclin de la population se poursuit depuis quelques années dans la région.
Moins d’immigration temporaire
La croissance démographique au Québec se constate dans 15 des 17 régions, mais d’ampleur inégale. Elle s’est atténuée après avoir atteint un niveau record dans plusieurs régions l’année précédente. Ce ralentissement découle principalement du recul de l’immigration temporaire observé partout au Québec.
Lanaudière, les Laurentides et Chaudière-Appalaches sont les régions où la population a augmenté le plus fortement en 2024-2025. En comparaison, la croissance a été relativement modeste au Saguenay–Lac-Saint-Jean, dans le Bas-Saint-Laurent, à Montréal et en Abitibi-Témiscamingue.
Dans une majorité de régions, le recul de l’immigration temporaire a été compensé par une hausse de l’immigration permanente. Les naissances tendent à diminuer et les décès à augmenter au Québec. Il en résulte que dans la majorité des régions, dont la Côte-Nord, les décès surpassent désormais les naissances.
Migrations entre les régions
La Côte-Nord, l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec restent déficitaires dans les échanges migratoires interrégionaux. À l’inverse, Lanaudière et les Laurentides demeurent les régions où les migrations interrégionales ont engendré les gains de population les plus importants.
Montréal a de nouveau perdu des résidents au profit des autres régions du Québec en 2024-2025. Son déficit lié à la migration interne est toutefois relativement stable depuis la fin de la pandémie.