Les infirmières d’Hydro-Québec dénoncent le recours à la sous-traitance

La Presse Canadienne | 30 janvier 2026 | 18:58
Le siège social d'Hydro-Québec est situé au centre-ville de Montréal. (Photo La Presse Canadienne/Ryan Remiorz)

Le syndicat qui représente une quarantaine d’infirmières de chantier d’Hydro-Québec dénonce le fait que la société d’État ait recours à la sous-traitance pour des services que ses membres peuvent fournir.

Ces infirmières de chantier travaillent dans des endroits éloignés comme le Poste Montagnais entre Sept-Îles et Fermont ou le Conplexe La Romaine au nord de Havre-Saint-Pierre. Le règlement prescrit leur présence sur place, lorsqu’il y a au moins 25 travailleurs dans un chantier et que celui-ci est situé à une distance de 30 minutes ou plus d’un établissement de santé.

La société d’État et la section locale concernée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP, affilié à la FTQ), qui représente ces infirmières de chantier, sont engagées dans un long arbitrage pour parvenir à une première convention collective. Cette question du recours à la sous-traitance fait partie du litige entre les parties.

Le syndicat soutient que le recours à une agence privée «se fait au détriment de l’expertise interne, de la stabilité des emplois et de la mission d’Hydro-Québec» et que cela «soulève également de sérieuses préoccupations quant au respect des relations de travail, à la sécurité des opérations, à la santé des travailleurs en chantier et à l’utilisation responsable des fonds publics».

Mise au fait des affirmations du syndicat, la direction d’Hydro-Québec n’a pas souhaité commenter. «Nous ne commenterons pas, car nous sommes en plein arbitrage d’une première convention collective et qu’il ne serait pas approprié de commenter sur la place publique des demandes syndicales.»

Le syndicat évoque également un mauvais climat de travail. Une enquête a été lancée par un consultant externe, relate le syndicat. La négociation entre les parties est visiblement difficile, alors que le dossier s’est déjà retrouvé devant le Tribunal administratif du travail.

Par Lia Lévesque