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Immigration | les préfets veulent une clause de droits acquis
On reconnaît quelques-uns des membres de l'assemblée des MRC de la Côte-Nord. Photo courtoisie L’assemblée des MRC de la Côte-Nord adopte la même position que celle récemment défendue par l’Union des municipalités du Québec en matière d’immigration. Les préfets ont demandé au gouvernement du Québec d’introduire une clause de droits acquis pour les personnes touchées par l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).
Les six préfets de la Côte-Nord ont récemment rencontré le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge, où ils lui ont rappelé la situation unique de la région, soit la seule qui est reconnue en dévitalisation. Un état de fait qui exige une approche différentielle, qui serait adaptée aux défis démographique, économique et de main d’oeuvre du territoire. La rencontre s’est faite en présence de la ministre responsable de la Côte-Nord, Kateri Champagne Jourdain, et du député de René-Lévesque, Yves Montigny.
« La Côte-Nord fait face à des défis démographiques et de main-d’œuvre majeurs. Pour planifier nos services, soutenir nos entreprises et accueillir convenablement les personnes immigrantes, nous avons besoin de règles claires, stables et adaptés. Ce que nous demandons au gouvernement, c’est de reconnaître notre situation d’exception et d’en tenir compte dans ses décisions », a déclaré la préfète de la MRC de Minganie et présidente de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, Meggie Richard.
Les élus de la région ont aussi réclamé du gouvernement fédéral d’une clause de droits acquis pour les travailleurs du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) déjà au pays. Ils demandent aussi des mesures transitoires claires et stables afin que les entreprises puissent conserver leurs employés lorsque les besoins sont critiques.
« La Côte-Nord ne peut pas se permettre de perdre des travailleuses et des travailleurs déjà intégrés dans nos entreprises, nos services publics et nos communautés. Les gouvernements doivent adapter leurs règles pour protéger à la fois les personnes immigrantes et la vitalité de nos milieux », a déclaré Micheline Anctil, mairesse de Forestville, préfète de la MRC de la Haute-Côte-Nord et vice-présidente de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord.
Une demande de rencontre a été transmise à la ministre fédérale de l’immigration.