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La crise de l’itinérance s’intensifie au Québec, particulièrement dans cinq régions, dont la Côte-Nord
Le nombre de personnes en situation d’itinérance a augmenté en moyenne de 20% au Québec et de 50% sur la Côte-Nord. (Photo pixabay.com) Les résultats préliminaires du dénombrement de l’itinérance de 2025, dévoilés aujourd’hui, dressent un constat alarmant et sans équivoque. Le Québec fait face à une crise sans précédent. Cinq régions affichent une hausse de plus de 50% du nombre de personnes en situation d’itinérance.
L’Abitibi-Témiscamingue, Laurentides, Côte-Nord, Laval et Saguenay–Lac-Saint-Jean sont confrontés à cette hausse significative de 50%. Laurentides et Montréal sont les régions où l’augmentation du nombre de personnes en situation d’itinérance est la plus importante.
Constat d’échec du gouvernement
En trois ans, le nombre de personnes en situation d’itinérance a augmenté en moyenne de 20% au Québec. Cette hausse marquée confirme ce que les municipalités vivent et dénoncent, depuis des années, sur l’ensemble du territoire.
« Alors que le gouvernement du Québec affirme n’avoir jamais autant investi, nous sommes face à un constat d’échec, car la situation continue de se dégrader. Derrière ces chiffres alarmants, il y a des femmes et des hommes, des vies brisées et des réalités de plus en plus complexes. Ce que nous vivons dépasse le cadre d’une crise ordinaire : c’est une crise sociale et humanitaire » a affirmé le président de l’Union des Municipalités du Québec, Guillaume Tremblay.
Un point de rupture
L’UMQ constate sur le terrain, que les municipalités ont atteint un point de rupture. Elles ne disposent pas de leviers pour intervenir sur les causes structurelles qui mènent à l’itinérance, notamment les inégalités socioéconomiques et le manque d’accès aux ressources de santé et services sociaux, mais doivent en gérer les conséquences. Selon l’UMQ, la réponse à l’itinérance doit désormais reposer sur une vision nationale claire, cohérente et concertée, mobilisant l’ensemble des partenaires gouvernementaux, municipaux et communautaires.
« Nous avons pris connaissance des résultats du dénombrement en même temps que tout le monde. À première vue, le constat est clair : les chiffres démontrent ce que les mondes municipal et communautaire plaident depuis des années, soit que la crise s’aggrave partout au Québec. On s’attend maintenant à ce que chaque parti politique présente des solutions qui changeront la donne », a déclaré le président du comité sur l’itinérance de l’UMQ et maire de Québec Bruno Marchand.