Le chef Shetush et le conseil ITUM défendent de nouveau les droits des Innus contre une injonction du Club Adams
Jonathan St-Onge chef du conseil des Innus de Uashat mak Maliotenam (Photo Jean St-Pierre, Macotenord.com) Le chef d’Uashat mak Maliotenam Jonathan Shetush participe aux audiences prévues cette semaine concernant une nouvelle injonction demandée pour 2026 par le Camp de pêche de la rivière Moisie, ancien Club Adams.
Le conseil ITUM a remporté une première manche en 2025, lors d’une injonction provisoire, mais les avocats du Club américain continuent de réclamer une interdiction de pêche autochtone et d’ancrage devant les installations du secteur dont les droits de pêche au saumon ont été concédés aux Américains en 1895.
La cause est entendue au palais de justice de Sept-Îles jusqu’à jeudi. Peu de temps après son élection au printemps 2025, le chef Jonathan Shetush a mobilisé plusieurs dizaines de manifestants sur la rivière pour revendiquer clairement la fin de la privatisation historique d’un tronçon de 12 km à des Américains.
Pour une cohabitation harmonieuse, mais…
« Pour nous, il s’agit de protéger un mode de vie qui existe depuis bien avant l’arrivée des clubs privés », affirme Jonathan Shetush dans une communication du Bureau politique ITUM. L’occupation de la Mishta-Shipu et nos activités de pêche font partie intégrante de notre identité, de notre culture et de notre survie. »
Le conseil des Innus d’Uashat mak Maliotenam prône la réconciliation sur la rivière comme ailleurs. « Nous croyons qu’il est possible de coexister dans le respect sur notre Nitassinan. La cohabitation ne peut pas se faire en nous excluant de notre propre territoire au profit d’intérêts privés américains. »
Jonathan Shetush espère un soutien de la population de Sept-Îles dans ce dossier. Il a eu aussi des discussions à propos du Camp de pêche américain avec le ministre québécois des Relations avec les Premières Nations, Ian Lafrenière.