La députée de la Côte-Nord veut un vrai plan d’aide pour les PME impactées par les tarifs américains

Jean St-Pierre | 6 mai 2026 | 00:58
La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill (photo Courtoisie)

La députée du Bloc Québécois Marilène Gill réitère l’urgence de mettre en place des mesures adéquates pour soutenir les entreprises affectées par le nouveau mode de calcul des tarifs américains sur les produits de l’acier, de l’aluminium et du cuivre. La situation met en péril la survie de nombreuses PME.

Le Bloc invite Ottawa à corriger le tir rapidement par un soutien direct aux entreprises et aux travailleurs jusqu’à la restauration d’une entente commerciale avec les États-Unis.

Les mesures annoncées cette semaine par le premier ministre Carney sont inadéquates pour les entreprises qui transforment les métaux, selon Mme Gill. Elle réclame aussi de l’aide pour l’industrie forestière.

Il faut des mesures fortes

« Le gouvernement est arrivé avec deux mesures qui, sans être mauvaises en soi, ne répondent pas aux besoins immédiats des entreprises », remarque la députée de Côte-Nord – Kawawachikamach – Nitassinan.

Marilène Gill explique que son parti a tendu la main au gouvernement en proposant des mesures fortes, dont un programme de subvention salariale pour préserver le lien d’emploi avec leurs travailleurs qualifiés et l’imposition de tarifs de sauvegarde, notamment pour éviter que la Chine n’utilise le marché canadien pour le transit de ses marchandises aux États-Unis.

« Le gouvernement n’a pas été à l’écoute des syndicats. Il n’a pas été à l’écoute des chambres de commerce ni de l’Union des municipalités du Québec. Ce qui inquiète aussi, avec son programme de prêts, c’est que ces mesures n’aideront aucunement les PME les plus fragilisées, qui sont souvent les plus créatives et porteuses d’avenir », a signalé la députée de Côte-Nord – Kawawachikamach – Nitassinan.

Tarifs qui frappent fort au Québec

Elle précise que le nouveau mode de calcul des tarifs américains frappe fort au Québec. De nombreux produits, protégés par l’ACEUM, qui n’étaient pas taxés, le sont aujourd’hui. Selon une étude de Desjardins, c’est maintenant le quart des exportations vers les États-Unis qui est touché par un nouveau tarif de 25%.

« Et le pire est à venir : comme les entreprises produisent aujourd’hui pour des commandes faites il y a plusieurs mois, moins d’entreprises américaines commanderont nos produits avec ces nouveaux tarifs. La situation actuelle, avec une multiplication des fermetures et des craintes affichées, n’est que le début. », a avisé Marilène Gill.

Elle demande au gouvernement libéral de revoir sa stratégie et d’offrir un véritable plan de soutien aux entrepreneurs et aux travailleurs.