Les perspectives sont excellentes dans l’industrie de la construction Côte-Nord, qui intégrera 300 nouveaux travailleurs par année

Jean St-Pierre | 25 mai 2026 | 13:36
Après le chantier d’un nouvel aréna à Sept-Îles, d’autres travaux majeurs mobiliseront les travailleurs de la construction d’ici 2030, assure la CCQ. (Photo Jean St-Pierre, Macotenord.com)

Les perspectives dans l’industrie de la construction sont jugées excellentes pour la Côte-Nord, selon le rapport 2026-2030 de la CCQ. La région comptait 2800 travailleurs de la construction en 2025. Elle devra intégrer environ 300 nouveaux travailleurs par année d’ici 2030.

Le niveau d’activité devrait continuer de croître, selon le rapport sur les Perspectives professionnelles dans l’industrie de la construction 2026-2030 de la Commission de la construction du Québec (CCQ). Les investissements importants d’Hydro‑Québec dans la réfection de centrales et l’ajout de puissance au barrage SM-3, ainsi que les chantiers comme l’hôpital et l’Hôtel de Ville à Sept-Îles alimenteront fortement la croissance.

Portrait encourageant partout

Le rapport confirme un portrait encourageant dans l’industrie pour les années à venir dans l’ensemble du Québec. Pour la période 2026-2030, les besoins de main-d’œuvre sont évalués à 17 000 salariés en moyenne par année, avec plus de 220 millions d’heures travaillées prévues annuellement. 

Pour la région de la Côte-Nord, l’industrie a franchi le cap des 3 millions d’heures travaillées, avec environ 2800 travailleurs actifs en 2025, et ce niveau devrait continuer d’augmenter à moyen terme. La région a besoin de nouveaux travailleurs, notamment en raison du vieillissement très important de la main-d’œuvre et du manque de diplômés.

Les données présentées confirment une tendance claire : la construction est un secteur en forte croissance et les besoins de main-d’œuvre dans l’industrie demeureront élevés. Au Québec, pour la première fois, le nombre de personnes salariées a franchi le seuil des 200 000 travailleurs de la construction.

Le défi d’une main-d’œuvre compétente

L’estimation du besoin annuel moyen de main-d’œuvre se base sur la prévision de l’activité économique et tient compte du roulement de la main-d’œuvre, du vieillissement des travailleurs, ainsi que du nombre de diplômés encore insuffisant dans plusieurs métiers. Cette estimation permet d’orienter les efforts d’attraction de la main-d’œuvre, notamment auprès des groupes sous-représentés dans l’industrie.

« La construction est devenue un levier central pour répondre aux grandes priorités du Québec — habitation, infrastructures, transition énergétique et développement économique. Cette position lui assure une croissance soutenue pour les années à venir. Toutefois, cette croissance ne pourra se concrétiser sans une mobilisation de l’ensemble des acteurs de l’écosystème. Pour relever le défi d’une main-d’œuvre compétente et bâtir une industrie à la hauteur des attentes de la population, nous devons créer les conditions du succès » affirme la présidente-directrice générale de la Commission de la construction du Québec Audrey Murray,