Le système d’assurance-emploi est dépassé dit un rapport de Banques alimentaires Canada

La Presse Canadienne | 1 juin 2026 | 08:53
Un livreur de repas circule à vélo. (Photo La Presse Canadienne/Darryl Dyck)

Banques alimentaires Canada affirme que l’assurance-emploi canadienne ne convient plus à la main-d’œuvre actuelle, qui évolue constamment, car de plus en plus de gens occupent des emplois à la tâche ou à temps partiel.

Dans son plus récent bulletin sur la pauvreté, l’organisme indique que le marché du travail s’est orienté vers le travail à temps partiel, temporaire et contractuel, tandis que l’assurance-emploi ne s’adresse qu’à une main-d’œuvre de plus en plus réduite, qui occupe un emploi stable à temps plein chez un seul employeur.

La directrice générale de Banques alimentaires Canada, Kirstin Beardsley, affirme que le système d’assurance-emploi désuet représente l’une des plus grandes menaces pour la résilience du Canada, alors que le chômage demeure élevé et que les ménages peinent à suivre le rythme du coût de la vie élevé.

Le rapport suggère que les critères d’admissibilité à l’assurance-emploi sont au cœur du problème, car ils exigent des travailleurs qu’ils accumulent un nombre déterminé d’heures assurables dans un délai fixe.

Toutefois, le rapport indique que les horaires irréguliers, les emplois multiples et le travail contractuel compliquent l’admissibilité à l’assurance-emploi, même pour les personnes ayant un emploi stable. De ce fait, de nombreux travailleurs confrontés à une plus grande instabilité de revenus sont exclus.

L’assurance-emploi est un programme fédéral qui compense le manque à gagner pour les travailleurs entre deux emplois, en versant environ 55 % du revenu hebdomadaire assurable moyen. Ainsi, une personne ayant un revenu annuel de 68 900 $ recevrait un maximum de 729 $ par semaine en assurance-emploi.