La députée de la Côte-Nord réclame un plan concret pour répondre à la crise en logement autochtone

Jean St-Pierre | 3 juin 2026 | 17:37
Marilène Gill, députée de Côte-Nord—Kawawachikamach—Nitassinan (Photo Courtoisie)

Marilène Gill réagit au récent rapport d’Amnistie internationale sur la crise du logement en milieu autochtone au Canada. La députée de Côte-Nord—Kawawachikamach—Nitassinan veut un plan concret pour répondre à la crise.

Le manque de fond pour de nouvelles habitations est particulièrement dérangeant dans des communautés innues comme Nutashkuan et Uashat mak Maliotenam. Porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Affaires autochtones et du Nord, la députée Gill rappelle que le gouvernement libéral avait promis de combler les lacunes en infrastructures dans les communautés des Premières Nations d’ici 2030.

Accompagnée de son collègue député de Joliette, Gabriel Ste-Marie, Marilène Gill donne l’exemple de Manawan. Le rapport d’Amnistie internationale fait un constat alarmant des conséquences du manque criant de logements sévissant à Manawan, comme dans les autres communautés autochtones au Québec.

« Avoir un toit convenable sur la tête, c’est un droit humain. Selon les derniers chiffres datant de 2024, la communauté de Manawan comptait une moyenne de près de huit personnes par logement. Le rapport fait état de logements qui abritent jusqu’à 17 personnes », s’indigne la députée bloquiste.

De l’itinérance cachée

« On peut dire hors de tout doute que c’est la population qui paie le prix de cette itinérance cachée. Ce ne sont pas des conditions pour favoriser le mieux-être, surtout des enfants, dont le développement est susceptible d’être affecté. Pourquoi est-ce que le gouvernement fédéral accepte ce manque flagrant de dignité? », ajoute Marilène Gill.

L’Assemblée de Premières Nations Québec-Labrador sonnait déjà l’alarme en 2022. Il manquait alors 10 000 logements dans les communautés autochtones au Québec, plus de 8000 avaient besoin de réparations et près de 4000 devaient être décontaminés.

Selon la vérificatrice générale du Canada, Services aux Autochtones Canada et la Société canadienne d’habitation ont fait peu de progrès pour répondre aux besoins dans les communautés.

« Il faut du financement qui soit constant, prévisible et qui tienne compte des réalités d’éloignement et d’augmentation des coûts de construction. Le gouvernement doit fournir un plan, et le Bloc Québécois sera là pour le lui réclamer », a conclu la porte-parole en matière d’Affaires autochtones du Bloc Québécois, Marilène Gill.