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La députée Gill veut que justice soit enfin rendue avec la fin de l’arrêt Jordan pour les crimes contre la personne
Marilène Gill, députée du Bloc Québécois depuis 2015. Devant l’inaction du gouvernement libéral dans le processus de nomination des juges qui influe sur les délais judiciaires, la députée de Bloc Québécois sur la Côte-Nord, Marilène Gill souhaite qu’on limite le recours à l’arrêt Jordan lorsque des accusations en cas de crimes contre la personne.
Le Bloc revient à la charge avec un projet de loi qui vise à modifier le Code criminel afin que la défense s’appuyant sur l’arrêt R. c. Jordan ne puisse être invoquée dans le cas de crimes contre la personne.
« En ce moment, des délinquants accusés de crimes contre la personne échappent à la justice, invoquant qu’ils n’ont pu être jugés dans un délai raisonnable, s’appuyant sur une jurisprudence établie par l’arrêt Jordan. Au Canada, ce serait au moins quelque 268 causes relatives à des agressions sexuelles présumées qui ont été abandonnées à cause de délais de procédures entre 2016 et 2025. On ne peut pas accepter ça », avise la députée de Côte-Nord—Kawawachikamach— Nitassinan Marilène Gill.
Le projet de loi bloquiste intègre au Code criminel les délais prescrits par l’arrêt Jordan, mais limite le recours à celui-ci pour des accusations pour crimes contre la personne, tels agressions sexuelles, meurtre, gangstérisme.
« Notre projet de loi fait office de ceinture de sécurité pour pallier cette situation inacceptable causée par l’inaction d’Ottawa. Si le gouvernement voyait à ses affaires et nommait adéquatement les juges, les délais seraient raisonnables et nous n’en serions pas là. »
La députée de la Côte-Nord croit que c’est le laisser-faire du fédéral qui fait en sorte qu’actuellement, des criminels ne peuvent être jugés dans un délai raisonnable, échappent à la justice et sont libérés.
« Notre projet de loi est là pour répondre à cette inaction. Pour toutes les victimes et pour que la justice puisse servir adéquatement sa mission, nous espérons que les autres partis se rallieront à nous pour ce changement nécessaire », conclut Marilène Gill.