Un grand projet d’élevage du saumon a pris son envol à Baie-Trinité en 2025

Jean St-Pierre | 30 décembre 2025 | 13:59
Situé à mi-chemin entre Baie-Comeau et Sept-Îles, le village de Baie-Trinité est appelé à se développer à vitesse grand V. (Photo Jean St-Pierre, Macotenord.com)

Le village de Baie-Trinité pourrait bien vivre une relance économique importante dans les prochains mois avec l’intention de l’entreprise AquaBoreal de devenir une référence mondiale avec son grand projet d’aquaculture terrestre de saumon atlantique. Il a franchi plusieurs étapes importantes en 2025.

AquaBoreal avance avec un partenaire déjà bien implanté sur le marché, le Groupe Altamar. L’idée d’une production de saumon naturel durable a traversé le processus d’analyse et de consultation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) et obtenu l’acceptabilité sociale sans équivoque à Baie-Trinité.

AquaBoreal souhaite produire 100 000 tonnes de saumon par année. La réalisation d’une première phase destinée au marché québécois est prévue dès 2027. Les retombées seront considérables pour Baie-Trinité et la Côte-Nord avec la création d’environ 80 emplois.

Étapes majeures franchies

La ferme piscicole terrestre de Baie-Trinité a obtenu un bloc énergétique du gouvernement québécois et une subvention d’un demi-million de dollars via la Société du Plan Nord. Elle permettra d’avancer dans les préparatifs de la phase 1 et de confirmer certaines innovations.

L’initiateur envisage de traiter les eaux avant de les rejeter dans le golfe du Saint-Laurent et de valoriser les boues en collaboration avec des centres de recherche.

AquaBoreal propose une méthode qui profite du contrôle des conditions environnementales telles que la qualité de l’eau pour un élevage optimal. L’entreprise s’engage à manipuler de manière responsable les poissons de son élevage, en s’assurant de leur bonne santé par un bon traitement.

Les promoteurs font le pari de développer le marché de l’Est de l’Amérique du Nord. La demande mondiale de saumon est en forte croissante. L’aquaculture contribue à préserver les stocks sauvages souvent surexploités. Le projet en deux phases représente un investissement total d’environ 1,1 G$. La phase 2 devrait être complétée en 2033.