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Fermeture de la cafétéria à la Résidence Vents et Marées de Sept-Îles | « C’était ça ou la fermeture complète », selon le président
La Résidence Vents et Marées est gérée par le comité de développement du logement de Sept-Îles CODÉLO. (Photo Daniel Potvin, Macotenord.com) Le président du conseil d’administration de CODÉLO Guy Berthe affirme que le service de cafétéria entraîne un déficit important d’opération de la Résidence Vents et Marées de la rue Brochu à Sept-Îles. Les 44 locataires ont été informés de la décision de fermer la cafétéria en réunion la semaine dernière.
« C’était ça ou la fermeture complète de la Résidence, défend M. Berthe. Nous discutons de la situation avec les locataires depuis plus d’un an. »
Pas de subvention pour la cafétéria
Le comité de développement du logement de Sept-Îles CODÉLO gère deux édifices d’habitation à prix modeste avec les critères d’admissibilité de l’OMH. La Résidence Vents et Marées est la seule avec un service de cafétéria. Il n’est pas couvert par aucune subvention.
Le président explique que les résidents payent 12,50 par repas, qui coûte au moins 17$. CODÉLO a négocié une entente avec la Popote roulante du CAB de Sept-Îles pour fournir les repas de la clientèle de Vents et marées.
Actuellement les bénévoles de la Popote roulante livrent un repas par jour du lundi au jeudi à une clientèle en perte d’autonomie. Le service prend congé l’été et les jours fériés.
CODÉLO s’est assuré qu’il y avait des frigidaires dans les 40 logements de sa Résidence de la rue Brochu, mais ils ne sont pas équipés de prises électriques de 220 pour brancher une cuisinière.
Plusieurs critiques
Les critiques se multiplient sur les réseaux sociaux. Sur la page Facebook « Sept-Îles », des Internautes déplorent les impacts de la décision de fermer le service de cafétéria sur les 44 résidents.
Line Lévesque décrit la décision du conseil d’administration de « Incroyable manque de jugement. Ils demandent à des personnes âgées (jusqu’à 94 ans) de planifier leurs repas avec la popote roulante qui n’a pas de service la fin de semaine. »
Myriam Boucher se désole d’une décision qui laisse des aînés « sans solution alimentaire adéquate. Justifier cette décision par la rentabilité démontre une vision strictement comptable d’un milieu qui devrait d’abord être humain. »
Conscient du changement important de la décision de son conseil sur une clientèle âgée et peu fortunée, le président de CODÉLO précise que six intervenantes en collaboration avec le CISSS Côte-Nord et le CAB de Sept-Îles sont allées à la rencontre des résidents de Vents et Marées la semaine dernière.
« Nous n’avions pas vraiment le choix de prendre une telle décision, mais il y a un suivi et des gens pour s’assurer que chacun a accès à des ressources » conclut Guy Berthe.