En plus de vendre des aéroports, Transports Canada va-t-il se débarrasser de neuf ports sur la Côte-Nord questionne la députée Gill

Jean St-Pierre | 27 mai 2026 | 11:49
La députée Gill veut des réponses claires du gouvernement Carney concernant l’avenir de neuf ports de Transports Canada en Minganie et en Basse-Côte-Nord. (Photo Facebook Tourisme Basse-Côte-Nord)

La députée fédérale de la Côte-Nord dénonce l’intention du gouvernement Carney de vendre les ports appartenant à Transport Canada. Marilène Gill s’inquiète aussi de l’intention des Libéraux de vendre des aéroports en région.

À la base des inquiétudes de la députée bloquiste se trouve un document de travail du ministère des Transports publié la semaine dernière sur les ports et le commerce. Il dévoile que le gouvernement étudie la possibilité de fusionner « certains ports clés », tout en vendant d’autres.

Mark Carney a affirmé que son gouvernement était « disposé à céder des actifs publics si le produit de cette vente pouvait contribuer au financement de nouvelles infrastructures ».

Les tenants et aboutissants sont flous, constate la députée. Rien ne permet d’identifier clairement les ports qui seraient touchés.

Elle précise que neuf des dix ports détenus par Transports Canada au Québec se situent dans les communautés dites éloignées ou enclavées, soit Baie-Johan-Beetz, Blanc-Sablon, Harrington Harbour, Kegaska, La Romaine, La Tabatière, Natashquan, Saint-Augustin (Pointe-à-la-Truite) et Tête-à-la-Baleine.

Quelles conséquences pour la population?

« Comment savoir si les petits ports seront à l’abri si le ministre ne donne pas de réponse claire? Quelles seront les conséquences pour la population et ses besoins de base si le gouvernement se départit de ses ports essentiels à leurs communautés, notamment à la pêche et au ravitaillement? Le privé vise à maximiser les profits. Qui voudra acquérir un port en milieu dit éloigné qui génère peu ou pas de profits? S’ils ne vendent pas, continueront-ils à honorer leurs responsabilités financières, qu’ils négligent déjà? », se questionne la députée Marilène Gill.

Elle réclame des réponses sur les intentions réelles des libéraux. La parlementaire de la Côte-Nord a demandé une rencontre avec le ministre des Transports, Steven MacKinnon.

« Il faut absolument sensibiliser le ministre aux impacts de vendre des actifs pour faire un coup d’argent rapidement au lieu de créer de la richesse pour mieux soutenir nos communautés, où qu’elles soient. On a besoin de connaître la liste des ports et des aéroports détenus par Transport Canada qui seront exclus d’un tel projet de vente », conclut la députée.