Direction Protection de la Jeunesse | Pas facile couvrir la Côte-Nord avec une pénurie de main-d’œuvre

Jean St-Pierre | 11 juin 2026 | 23:07
Actuellement, il y a 12 postes vacants, seulement pour l’évaluation des signalements à la DPJ Côte-Nord.

Dans un contexte de difficulté de recrutement et de rétention de personnel, la DPJ parvient à couvrir le vaste territoire de six MRC et neuf communautés autochtones où vit une petite population éparpillée de Tadoussac à Blanc-Sablon et de Kawawachikamach à Anticosti.

Actuellement, il y a 12 postes vacants, seulement pour l’évaluation des signalements qui totalisent 9 enfants par jour en moyenne sur la Côte-Nord. La pénurie de main-d’œuvre touche surtout la Basse-Côte-Nord, Fermont et la Minganie.

On parvient à répondre aux nombreux signalements grâce à des employées dévouées et un peu d’aide de Santé Québec, qui garde une équipe volante de travailleuses pour soutenir les régions, explique la directrice de la protection de la jeunesse en Côte-Nord, Nadia Denis.

« La main-d’œuvre reste un défi constant. Parfois, on voit la lumière au bout du tunnel, puis une grossesse, un intervenant qui déménage… et hop on revient en difficulté », résume Madame Denis.

Entrevue Nadia Denis, directrice de la protection de la jeunesse

La DPJ Côte-Nord répond adéquatement en priorité aux enfants en situation urgente. Pour ceux qui vivent une situation préoccupante non urgente, la protection de la jeunesse fonctionne en établissant une vigie avec ses partenaires.

Le nombre de signalements à la DPJ sur la Côte-Nord a diminué de 9,2% au bilan 2025-2026 publié hier par la DPJ Côte-Nord. La DPJ a tout de même traité 3230 signalements en un an.La négligence demeure de loin la problématique principale touchant le développement et la sécurité des enfants sur la Côte-Nord.

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