Pessamit dit non à l’entente avec Hydro-Québec et le gouvernement du Québec
Le chef du conseil de bande de Pessamit, René Simon
Erick Labbé Les Innus de Pessamit ont dit non à 63% à l’entente qui avait été conclue avec Hydro-Québec et le gouvernement du Québec.
La population, qui avait à se prononcer sur le contenu de l’entente Aishkat, l’a fait par par un référendum tenu dimanche.
L’option du Oui a recueilli 471 voix, alors que celle du Non en a obtenu 809. Sept bulletins ont été rejetés. Le dépouillement a été diffusé sur la page Facebook du Conseil des Innus de Pessamit. Le camp du oui recueille donc 37% des voix, alors que celui du non, 63%.
« Les Innus de Pessamit ont parlé. Ils ne donnent pas l’autorisation au chef, René Simon, de signer l’entente Aishkat », a résumé le président d’élection, Alexis Wawanoloath. 3500 personnes avaient le droit de vote.
L’entente prévoyait le versement de plus de 2,5G $ sur 50 ans, ainsi que d’autres sommes à déterminer, à la communauté de quelque 4000 âmes située à un peu moins de 60 km au sud-ouest de Baie-Comeau sur la Côte-Nord.
L’«Entente de nouvelle relation concernant le développement énergétique», aussi appelée Entente Aishkat, prévoyait le versement de plus de 2,535 milliards $ sur 50 ans, ainsi que d’autres sommes, à la communauté de quelque 4000 âmes située à un peu moins de 60 km au sud-ouest de Baie-Comeau sur la Côte-Nord.
Le document de 42 pages prévoyait cependant d’empêcher la communauté de faire appel aux tribunaux pour contester les projets énergétiques à venir et ouvre son territoire aux projets de la société d’État, des éléments qui suscitent la controverse au sein de la communauté.
«Nous prenons acte de la décision des membres de la communauté de Pessamit, a expliqué sur les réseaux sociaux, le ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Ian Lafrenière. J’ai convenu avec les élus que nous ferions le point demain.»
«La communauté a parlé», a-t-il ajouté.
«Nous prenons acte du résultat du référendum et respectons la décision démocratique des membres de la communauté de Pessamit, a indiqué par courriel, le porte-parole d’Hydro-Québec, Jonathan Côté. La décision appartient à la communauté et nous respecterons les prochaines étapes qu’elle choisira de suivre.»
— Avec des informations de Pierre Saint-Arnaud et la Presse Canadienne.