Entente entre Québec et Ottawa pour combattre le crime organisé en milieu autochtone
Le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, répond aux questions des journalistes avant de se rendre à une réunion de caucus, à Rivière-du-Loup, au Québec, le vendredi 1er mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Le gouvernement du Québec signe une entente avec le gouvernement du Canada qui permettra d’accroître la collaboration entre les policiers autochtones et ceux de la Sûreté du Québec (SQ) et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
Cette mesure, annoncée mercredi, servira à lutter contre le crime organisé en milieu autochtone en favorisant le partage de renseignements entre les différents corps policiers du pays, peut-on lire dans un communiqué de presse du ministre de la Sécurité intérieure du Québec.
«Cette initiative conjointe démontre l’importance de notre partenariat avec les corps policiers autochtones, dont l’expertise et le leadership sont essentiels pour assurer une réponse adaptée et efficace sur le terrain. En renforçant la collaboration entre les forces de l’ordre, nous serons mieux outillés pour perturber les réseaux criminels», a affirmé Ian Lafrenière, ministre de la Sécurité intérieure et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit.
Le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Francis Verreault-Paul, a abondé dans le même le sens.
«La lutte contre le crime organisé exige une collaboration étroite entre tous les acteurs de la sécurité publique», a-t-il indiqué par voie de communiqué.
L’entente comprend un transfert fédéral de 2 millions $ pour financer l’intégration d’un maximum de huit corps policiers autochtones aux équipes d’enquête et de renseignement de la SQ.
Le ministère précise également qu’un agent de la SQ se joindra à une «ressource existante» au sein de la Akwesasne Mohawk Police Service, qui opère en Outaouais et dans l’est de l’Ontario, près de la frontière américaine.
Ces équipes mixtes pourront également accueillir des agents de la GRC.
«Les efforts se concentreront principalement sur le trafic d’armes à feu et de stupéfiants et sur le blanchiment d’argent», indique le communiqué.
Le ministère a sélectionné cinq régions où ce programme sera déployé en priorité en raison «des phénomènes préoccupants qui s’y déroulent».
Certaines régions, comme l’Abitibi, la Gaspésie et la Rive-Sud de Montréal, figurent dans cette liste en raison de leur proximité avec une autre province ou avec la frontière américaine, ce qui y favorise le trafic de stupéfiants ou d’armes. La Côte-Nord et les villes de Saguenay s’y retrouvent également à cause des conflits violents qui y éclatent en lien avec le trafic de stupéfiants et les guerres de territoire.
«En renforçant les partenariats entre les corps policiers autochtones, la Sûreté du Québec et la GRC, nous nous donnons les moyens d’agir de façon plus concertée, plus efficace et plus durable pour protéger nos populations»,
Les fonds fédéraux, qui couvrent l’année 2026-2027, proviennent du Programme de contribution pour combattre les crimes graves et le crime organisé de Sécurité publique Canada.