200 citoyens à la mobilisation contre le projet GNL à Baie-Comeau

Carolane Beauregard | 17 août 2026 | 08:56
Pendant la manifestation, des intervenants ont rappelé les combats et victoires du passé contre d'autres projets d'énergies fossiles. (Photo: Unsplash)

Près de 200 citoyens de la Côte-Nord se sont réunis à Parc des pionniers à Baie-Comeau, pour s’opposer au projet de pipeline et de complexe gazier de la compagnie norvégienne Marinvest Energy, dimanche après-midi.

Lors de la mobilisation, l’organisme Mères au front, qui a organisé le rassemblement, a dénoncé le manque d’information publique sur le projet.

« La population de Baie-Comeau et du Québec n’a reçu aucune information officielle sur le projet et est tenue complètement à l’écart des discussions, alors que la compagnie rencontre nos élus depuis un an et demi ! Ce sont des journalistes et des groupes comme Mères au front qui ont dû enquêter et faire des dizaines de demandes d’accès pour obtenir des réponses. Cette situation a assez duré : nous demandons à Marinvest d’organiser une séance d’information publique ouverte aux citoyens, aux médias et aux élus », a affirmé Ashley Torres, coordonnatrice à la mobilisation de Mères au front, lors de l’événement.

L’organisme s’inquiète des répercussions qu’un tel développement peut avoir sur le milieu de vie des résidents.

La mobilisation donnait suite à trois séances d’informations publiques sur le projet Marinvest organisées par des groupes environnementaux : Baie-Comeau en septembre 2025, en Abitibi au mois de mai et dans la communauté innue de Pessamit il y a près d’une semaine.

« Nous savons déjà que la somme des risques des projets de GNL dépasse celle de leurs avantages pour les populations locales. Des retombées économiques de courte durée, qui à terme profiteront à l’Ouest canadien et très peu à notre région, accompagnées de nombreux impacts sur la santé, sur la vie marine et sur l’environnement. Ce n’est pas vrai que Baie-Comeau va accepter le projet le plus polluant de l’histoire du Québec ! » a conclu Josianne Dubé, mère au front et résidente de Baie-Comeau, dimanche après-midi.