Les Québécois, et encore plus les Nord-Côtiers, reconnaissent la contribution du secteur minier à l’économie
L'Association minière a commandé un sondage sur la perception des Québécois devant l’industrie. Les Québécois reconnaissent l’importance du secteur minier, selon un sondage Léger réalisé pour l’Association minière du Québec. Près des deux tiers des Québécois se disent favorables au développement de nouveaux projets miniers.
Cet appui très fort est encore plus perceptible dans les régions qui côtoient directement l’activité minière et en connaissent mieux la réalité. Sur la Côte-Nord, ce sont 81% des répondants qui appuient le développement minier.
Les résultats démontrent que les trois quarts des répondants estiment que le secteur minier occupe une place importante dans l’économie québécoise.
Encourageant considérant les besoins
Le rôle du secteur minier dans l’économie québécoise fait l’objet d’un large consensus, remarque l’UMQ en ce début de campagne électorale au Québec. Seulement 19 % des Québécois s’y opposent à l’exploitation d’autres mines. Plus révélateur encore, à peine 4 % des répondants se disent totalement défavorable à la réalisation de nouveaux projets miniers.
« Les résultats montrent que les Québécois reconnaissent clairement l’importance du secteur minier pour l’économie du Québec et de ses régions. C’est un signal particulièrement encourageant dans un contexte où les besoins en minéraux ne cessent de croître à l’échelle mondiale. Les minéraux sont présents partout dans notre quotidien : dans nos ordinateurs, nos véhicules, nos infrastructures… », a déclaré la présidente-directrice générale de l’AMQ Emmanuelle Toussaint.
L’Association minière constate que ces résultats surviennent dans un contexte où les questions économiques, la sécurité des chaînes d’approvisionnement et les tensions géopolitiques occupent une place grandissante dans le débat public.
« Les minéraux produits au Québec sont aujourd’hui au cœur de nombreuses filières stratégiques, qu’il s’agisse des infrastructures, des technologies numériques, de la sécurité nationale ou encore de l’électrification des transports. »
L’Association rappelle que le développement d’une mine s’inscrit dans le temps long. Il faut généralement de 15 à 20 ans pour qu’un projet atteigne l’étape de la production.
Plus d’avantages que d’inconvénients
« Alors que le territoire demeure encore largement sous-exploré, le fait que 63% des Québécois soient favorables au développement de nouveaux projets constitue donc un signal particulièrement encourageant pour assurer la relève des mines actuelles et répondre aux besoins futurs en minéraux. »
Le sondage révèle également que les Québécois sont près de deux fois plus nombreux à porter un bilan positif sur l’industrie minière qu’à en faire une évaluation moins favorable. En effet, 48 % des répondants jugent que les avantages du secteur l’emportent sur les inconvénients, comparativement à 25 % qui sont d’avis inverse. Cette perception est encore plus favorable dans les régions ressources, où cette proportion atteint 54 %.
« Les régions qui connaissent le mieux l’activité minière sont aussi celles où l’appui est le plus fort. Cela confirme l’importance de poursuivre nos efforts pour mieux faire connaître la contribution concrète du secteur au développement du Québec et de ses régions », conclut Emmanuelle Toussaint.