L’industrie minière de la Côte-Nord est appelée à grandir avec cinq projets à un stade de développement avancé

Jean St-Pierre | 4 septembre 2026 | 12:53
L’étude réalisée par EcoTec Consultants pour l’AMQ évalue les retombées de 45 projets miniers avancés au Québec, dont les cinq situés sur la Côte-Nord.

L’Association minière du Québec publie une nouvelle étude qui conclut que la Côte-Nord cache un important potentiel économique associé à cinq projets. « L’importance de la Côte-Nord dans l’industrie minière québécoise pourrait continuer de croître au cours des prochaines décennies », annonce l’AMQ dans un communiqué ce vendredi.

L’étude réalisée par EcoTec Consultants évalue les retombées de 45 projets miniers avancés au Québec, dont les cinq situés sur la Côte-Nord. S’ils se réalisaient tous, les retombées économiques potentielles de ces cinq projets pourraient représenter des investissements de 73,7 milliards de dollars.

Les retombées ne reposeraient pas uniquement sur la production minière. Le développement des projets miniers pourrait également soutenir un réseau de fournisseurs et d’entreprises spécialisées qui participent à la chaîne de valeur de l’industrie. Les investissements associés aux nouveaux sites miniers pourraient ainsi générer des occasions d’affaires pour de nombreuses entreprises de la Côte-Nord au cours des prochaines décennies, remarque l’AMQ.

« Ce qui ressort surtout de cette étude, c’est la place qu’occupent les régions dans le potentiel de développement économique du Québec. Derrière ces chiffres, il y a des entreprises qui investissent, des travailleurs qui bâtissent leur vie en région, des jeunes qui peuvent y envisager leur avenir et des centaines de PME québécoises qui fournissent des biens et des services spécialisés », souligne la présidente-directrice générale de l’Association minière du Québec Emmanuelle Toussaint.

Fer, graphite et terres rares

L’étude met également en lumière la place grandissante que pourraient occuper les minéraux critiques et stratégiques (MCS). En plus du fer de haute pureté, qui demeure le minerai le plus produit dans la région, on retrouve des projets de graphite, de scandium et des terres rares parmi les gisements en développement.

Les résultats de cette étude doivent toutefois être considérés dans une perspective de long terme. Les investissements, la mise en production et les retombées économiques des différents projets seraient répartis sur plusieurs décennies, de la construction à la production, puis à la fermeture des sites miniers.

« Le Québec dispose d’un portefeuille important de projets miniers avancés. Cette étude permet d’en mesurer le potentiel économique. La concrétisation de ce potentiel dépendra évidemment de nombreux facteurs, notamment une meilleure efficacité administrative et réglementaire, l’accès à l’énergie et aux infrastructures, la disponibilité de la main-d’œuvre, un meilleur partage des redevances minières, de même que les conditions de marché, la progression des projets à travers les différentes étapes de développement et l’acceptabilité sociale », conclut Mme Toussaint.