Des nouvelles données révélatrices sur la pollution plastique ont été recueilli sur la Côte-Nord par l’Expédition Bleue 2026
L’Organisation Bleue a mené une mission de 33 jours consacrée à la documentation de la pollution plastique dans les milieux insulaires L’Expédition Bleue 2026 menée dans le golfe du Saint-Laurent a permis de recueillir de nouvelles données sur la pollution plastique. Les équipages de deux navires de recherche sont intervenus en Minganie, Anticosti, en Basse-Côte-Nord et à Terre-Neuve. Les 19 activités de nettoyage ont recensé près de 7000 items et retiré un total de 1,2 tonne de débris plastique.
L’Organisation Bleue a mené cette mission de 33 jours consacrée à la documentation de la pollution plastique dans les milieux insulaires du golfe du Saint-Laurent. Les équipages réunissant 11 professionnels ont parcouru 20,9 hectares de territoire, notamment au sein de six aires protégées.
Cette quatrième édition de l’Expédition Bleue a réuni scientifiques et artistes autour d’un objectif commun : mieux comprendre la présence et l’accumulation des débris plastiques dans les milieux côtiers et insulaires, particulièrement dans les secteurs éloignés et difficiles d’accès.
Un bilan de terrain révélateur
Au total, 6857 objets et fragments ont été minutieusement comptabilisés dans la base de données d’Organisation Bleue (2019-2026). Parmi les catégories qui ont été les plus fréquemment observées sur le terrain, on répertorie 552 cartouches de fusil, 678 bouchons de plastique, 535 petits morceaux de styromousse et 486 petits morceaux de plastique rigide.
Ces résultats témoignent de la présence de débris plastiques dans des milieux parfois éloignés des activités humaines. Leur caractérisation permet de documenter la nature et l’abondance de débris retrouvés sur les berges. L’information contribue à une meilleure compréhension de leur transport et de leur accumulation dans le golfe du Saint-Laurent.
« Ce qui nous frappe c’est le contraste entre la beauté et l’isolement de ces territoires et la présence bien réelle de déchets qui s’y accumulent. Chaque déchet que nous retirons témoigne de la présence de la pollution plastique, mais constitue aussi une donnée précieuse qui nous permet de mieux comprendre le phénomène, de comparer les territoires et de mieux orienter les actions de conservation », commente la cheffe de mission de l’Expédition Bleue Anne-Marie Asselin.
Des sciences et des arts
En conjuguant recherche scientifique et création artistique, l’expédition a également permis d’explorer de nouvelles façons de documenter et de sensibiliser la population à cet enjeu environnemental.
Au-delà des activités de nettoyage, l’Expédition Bleue a mis de l’avant une approche interdisciplinaire réunissant sciences et arts. La photographie, le dessin, l’écriture et l’art vivant ont permis d’explorer différentes façons de témoigner des réalités observées sur le terrain.
En complément des données scientifiques, ces démarches de recherche-création contribuent à rendre visibles les enjeux liés à la pollution plastique, à susciter la réflexion et à renouveler les approches de sensibilisation et d’éducation environnementale.
Les données recueillies lors des activités de terrain sont intégrées au Portail de la pollution plastique des zones côtières de l’Est du Canada, en collaboration avec l’Observatoire global du Saint-Laurent. Elles viennent enrichir les connaissances disponibles et contribuent au suivi de sa répartition dans le système hydrographique du Saint-Laurent.
Les travaux se poursuivent désormais à travers l’analyse des données, la valorisation des observations et la diffusion des créations artistiques. L’Organisation Bleue souhaite ainsi faire rayonner les connaissances acquises et poursuivre sa mission de documentation, de sensibilisation et de protection du système hydrographique du Saint-Laurent.
La réalisation de l’Expédition Bleue 4 a été rendue possible grâce au soutien financier du Programme maritime pour la biodiversité du Saint-Laurent du Fonds d’action Saint-Laurent, avec l’appui du gouvernement du Québec, ainsi qu’à la contribution du Conseil des arts de Montréal et du Conseil des arts et des lettres du Québec.