Les pompiers de Sept-Îles gagnent 60% du salaire de leurs collègues ailleurs au Québec, déplore le syndicat
Les pompiers de Sept-Îles sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2025. (Photo Archive Jean St-Pierre, Macotenord.com) Le SCFP déplore un important retard des pompiers à l’emploi de la Ville de Sept-Îles. Le syndicat calcule que les pompiers à Sept-Îles gagnent 60% du salaire de leurs collègues dans des municipalités comparables.
Le SCFP affilié à la FTQ a lancé en début de semaine une campagne pour faire connaître la situation de ses membres à l’emploi du Service de protection contre les incendies à Sept-Îles. La convention collective des pompiers de Sept-Îles est arrivée à échéance le 31 décembre 2025.
Mauvaises conditions : les pompiers quittent
« Chaque jour, ces pompiers répondent aux appels. Ils sont 100% pompiers à temps plein… Ils protègent la population lors d’incendies, d’accidents et autres situations d’urgence… Pourtant ils sont rémunérés environ 60% du salaire… »
Selon le syndicat, les pompiers gagnent 10 à 15% de moins que les employés cols bleus à la Ville de Sept-Îles. Après 50 heures à la table de négociation, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) estime que la Ville refuse d’offrir des conditions permettant d’attirer et de retenir ses pompiers.
Négo en conciliation
Depuis 2019, près de 80 pompiers ont quitté le service incendie de Sept-Îles. La moyenne d’ancienneté est désormais d’à peine quelques années. Plusieurs postes demeurent vacants alors que la Ville peine à recruter du personnel qualifié, déplore le SCFP.
« Au-delà de cette campagne publicitaire qui indique clairement à la population quels sont les enjeux, le syndicat des pompiers de Sept-Îles se prépare à la suite de la négociation. Un processus de conciliation va commencer à partir du 27 octobre. Nous verrons à ce moment-là comment l’employeur se positionne », déclare le porte-parole du SCFP Sébastien Goulet.