Alarmes non fondées: trop de déplacements inutiles des pompiers de Sept-Îles

Les pompiers de Sept-Îles ont réalisé un exercice d'évacuation et répondu à plusieurs alarmes non fondées la semaine dernière (photo Facebook Service incendie de Sept-Îles)

Plus du tiers des sorties de la brigade de pompiers de la Ville de Sept-Îles s’avèrent inutiles. La situation est comparable ailleurs au Québec et représente des coûts pour la Ville, déplore le directeur du Service incendie de Sept-Îles Denis Jutras.

Les pompiers ont répondu à huit appels non fondés en deux jours à la fin juin et 65 au total en un mois, le pire bilan à ce chapitre dans l’histoire de la brigade. En 2020, il y a eu 142 alarmes involontaires,  21 alarmes défectueuses et 17 non fondées sur les 487 appels au Service incendie de la Ville de Sept-Îles.

«Il s’agit d’alarmes placées automatiquement au 911, surtout provenant de maisons résidentielles. Le propriétaire a 30 secondes pour désactiver avec un code de sécurité. Lorsque ce n’est pas fait, on décolle. Pas de chance à prendre!», explique le chef pompier Denis Jutras. Il invite les propriétaires de systèmes d’avertisseurs d’incendie à demander au fournisseur de programmer un délai de 90 secondes et de s’assurer que les occupants connaissent le code.

(photo Facebook Service incendie de Sept-Îles)

L’Association des gestionnaires de services incendies et civiles du Québec est à la recherche d’une solution provinciale au problème. Il y a entre 30 et 40% d’alarmes incendie non fondées dans les villes du Québec.