Au tour des éducatrices CSN en CPE de Sept-Îles de voter pour un mandat de grève

Des travailleuses en CPE à Sept-Îles dont celles du centre Sous le bon toit seront en grève ce vendredi 24 septembre.

Après les travailleuses de Fermont, les membres des CPE de Sept-Îles ont voté hier à forte majorité en faveur d’un mandat de grève de dix jours à utiliser au moment jugé opportun.

Sans contrat de travail depuis 18 mois, les travailleuses des CPE lancent un avertissement clair au gouvernement : les dernières offres à incidence monétaire sont nettement insuffisantes. Le gouvernement devra grandement bonifier ses offres pour sauver le réseau.

La CSN Côte-Nord mène une tournée d’assemblées pour obtenir un mandat de dix jours de grève. «Le gouvernement propose une augmentation allant jusqu’à 12 % pour les éducatrices qualifiées uniquement. Au terme de la convention, la technique d’éducation à l’enfance demeurera la moins payante de toutes les techniques équivalentes», rappelle la présidente du Syndicat des CPE de Sept-Îles, Stéphanie Tanguay.

«Les travailleuses de la région membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui éduquent et accompagnent nos tout-petits jour après jour sont encore plus motivées que jamais pour exercer dès l’automne leur mandat de grève», précise le vice-président de la CSN Côte-Nord Steve Heppell.  

Les travailleuses revendiquent une augmentation salariale équitable pour tous les titres d’emploi. Une technicienne en service de garde scolaire, par exemple, gagne 29,05 $ de l’heure au maximum contre 25,15 $ pour une éducatrice en CPE alors qu’elles ont la même formation collégiale. Elles demandent également des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers.