Budget fédéral : Rien pour la santé, rien pour la lutte aux changements climatiques et rien pour faire face à l’inflation selon Marilène Gill

La députée de la Côte-Nord Marilène Gill (photo: courtoisie)

La députée de Manicouagan pour le Bloc Québécois, Marilène Gill, critique vivement le nouveau budget fédéral de Justin Trudeau. Un budget décrit comme centralisateur qui manque de respect envers le personnel soignant et pro-pétrole.

Ce budget n’augmentera pas les transferts en santé jusqu’en 2027 et rejette le dialogue avec le Québec et les provinces.

« Ottawa annonce qu’il n’y aura pas d’argent supplémentaire, mais qu’il veut exiger des comptes. Le Québec et les provinces demandaient des transferts sans conditions; le budget impose des conditions sans transferts. C’est à la fois un rejet total des besoins exprimés par le Québec et les provinces en santé, en plus d’une fin de non-recevoir à la saine discussion également réclamée cette semaine par les travailleurs de la santé de toutes les professions. Nous dénonçons vivement ce manque de respect navrant envers le personnel soignant et nous assurons le gouvernement Trudeau que la bataille contre le sous-financement fédéral des soins de santé va se poursuivre », a déclaré Marilène Gill.

Au niveau environnemental, la députée dénonce le support aux pétrolières. Le gouvernement a annoncé un crédit d’impôt de 2,6 G$ pour l’investissement en captage, utilisation et stockage de carbone. « Au lendemain de l’approbation de Bay du Nord, la principale nouvelle mesure concrète en matière d’environnement, c’est une autre subvention aux pétrolières. Elle a pour seul effet potentiel d’atténuer les effets désastreux de l’augmentation de la production d’énergies fossiles. Bref, c’est un plan pour produire plus de pétrole, pas une transition verte », explique la députée de Manicouagan.

Marilène Gill dénonce qu’il n’y a rien pour aider les québécois à faire face au coût de la vie qui augmente drastiquement en raison de l’inflation. Elle critique aussi le gouvernement Trudeau, qui selon elle, abandonne complètement les aînés, particulièrement les 65 à 74 ans, à qui Ottawa a refusé toute hausse de pension de vieillesse.