Cégep de Sept-Îles : hausse du nombre d’étudiants en soins infirmiers et en technique d’éducation à la petite enfance.

(photo : Cégep de Sept-Îles)

Plus d’étudiants fréquenteront les programmes de technique en soins infirmiers et de technique d’éducation à la petite enfance, cet automne, au cégep de Sept-Îles. Selon les plus récentes données obtenues par Arsenal média auprès de l’institution, 77 personnes suivront les cours du programme de soins infirmiers cet automne, contre 64 l’année dernière. En technique d’éducation à la petite enfance, 34 personnes sont inscrites pour la session d’automne jusqu’à présent, alors qu’elles étaient 25 en septembre 2020.

Le nombre d’inscriptions pourrait cependant encore changer d’ici la rentrée officielle, indique Marie-Ève Vaillancourt, directrice des études au cégep de Sept-Îles. Certains étudiants pourraient choisir de ne pas se présenter en raison des restrictions imposées par les conditions sanitaires actuelles, alors qu’un blitz d’inscriptions s’observe généralement la semaine précédant la rentrée, précise la directrice des études.

Marie-Ève Vaillancourt avance par ailleurs l’hypothèse que l’amélioration des conditions de travail promise par le premier ministre François Legault pourraient expliquer l’augmentation du nombre d’inscriptions cet automne. « Avec ce qu’on entend dans les nouvelles, l’augmentation salariale, l’amélioration des conditions de travail, j’espère que ça va en interpeller quelques-uns, quelques-unes. »

Au début du mois d’août, Ottawa consentait au gouvernement du Québec, une somme de 6 milliards de dollars, d’ici cinq ans, en guise de compensation pour la création de son programme national de garderie à 10 dollars par jour.  Le premier ministre, François Legault, s’est engagé à utiliser une partie de ce montant pour créer de nouvelles places en garderies subventionnées et pour améliorer les conditions de travail des éducatrices en garderie. L’Association québécoise des centres de la petite enfance, AQCPE, avait qualifié l’entente entre Québec et Ottawa, d’historique. Dans un communiqué publié en marge de l’annonce fédéral-provincial, Geneviève Bélisle, directrice-générale de l’AQCPE avait indiqué que l’argent promis permettrait de « valoriser justement la profession d’éducatrice et la rendre plus attrayante pour les jeunes, dans un contexte de pénurie générale de main-d’oeuvre. »

Les sommes du gouvernement de François Legault pour l’amélioration des conditions de travail des éducatrices restent cependant encore à déterminer.