Champion Iron devient la première minière à donner congé férié pour la Journée Vérité et Réconciliation

Les dirigeants de Champion Iron ont participé à la première Journée de la Vérité et de la Réconciliation, ce qui a été bien accueilli par les dirigeants de la communauté innue d’Uashat mak Mani-utenam. (photo Courtoisie)

Signe d’un bon dialogue avec les communautés autochtones, la compagnie Champion Iron devient la première minière à offrir un congé à ses employés pour la Journée de Vérité et de Réconciliation. La jeune entreprise a reconnu dès le départ que c’est dans le Nitassinan qu’elle opère la mine de fer du Lac Bloom et réalise la Phase II, rappelle le président et chef de direction Champion Iron, David Cataford.

Le dialogue entre Champion Iron et la Nation innue évolue dans une perspective de développement durable à long terme, se réjouit M. Cataford. Il porte aussi sur les emplois, la participation d’entreprises autochtones en sous-traitance et le respect de l’environnement.

Entrevue avec David Cataford, président et chef de direction Champion Iron

Champion Iron proposera des activités de recueillement permettant de découvrir les réalités autochtones lors de la Journée Vérité et Réconciliation 2022. Les bonnes relations entre la compagnie minière qui doublera sa production de fer et les Innus sont appelées à évoluer. Le président et chef de direction David Cataford veut montrer la sincérité de la démarche de Champion Iron et se dit ouvert à d’autres partenariats.

Le syndicat des Métallos qui représente les employés de Champion à Fermont et Sept-Îles salue l’initiative de la compagnie. « Nous sommes heureux de voir ce nouveau congé hautement symbolique s’ajouter à la convention collective. Nous partageons un grand territoire avec les Autochtones. C’est important pour nous de marquer une volonté de cohabitation», fait valoir le président de la section locale du syndicat, Yves Lapierre.