Connaissez-vous l’Hôtel Royal William ?

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Le nom de l’Hôtel Royal William est bien connu à Québec tout comme celui de l’Hôtel Voyageur à Sept-Îles. Mais connaissez-vous le nom de Simon Dubé? C’est lui qui est derrière le succès de ces hôtels.

Mais alors, qui est Simon Dubé?

Il s’agit d’un entrepreneur originaire de Sept-Îles, âgé de 40 ans, père de trois enfants, mari de sa belle Karine, œuvrant dans le domaine de l’hôtellerie et l’immobilier depuis son plus jeune âge.

Son histoire d’amour avec l’hôtellerie commence dès l’âge de 6 ans, quand ses parents acquièrent l’Hôtel Voyageur de Sept-Îles. Le petit Simon dit alors à son père: “Quand je serai grand, je te l’achèterai.” De fil en aiguille, il va à l’école, travaille pour ses parents et amasse son argent, qu’il met dans son compte à la Caisse.

À l’âge de 16 ans, le père de Simon lui mit à l’esprit d’investir dans l’immobilier, lorsqu’il sera plus vieux. C’est alors qu’il commença à mûrir l’idée d’acquérir sa première maison. Ce qu’il fut à l’âge de 18 ans. Il s’inspira de ses parents rigoureux et travaillants et appris très tôt l’importance d’un dollar bien investi. Simon Dubé fit un DEP en charpenterie/menuiserie ce qui lui permis de rénover sa maison lui-même avec l’aide de son père, qui lui était ébéniste de métier. Dès lors, il travaillait à l’hôtel de ses parents, et de soir dans le garage de son père, pour créer les meubles qui iraient dans les chambres de l’hôtel,

À 20 ans, il acheta une deuxième maison, qui rénovera lui-même. Il a investi chaque dollar économisé dans ses propriétés. Très économe, il a su se débrouiller seul lorsqu’est venu le temps de passer à la Caisse pour ses prêts immobiliers.

Son sens de la gestion et des responsabilités permit à Simon Dubé de devenir gestionnaire de l’Hôtel Voyageur à 23 ans. Déjà à ce moment-là, il voyait grand. Mais une pensée de sa mère le freina. “Tu ne seras jamais capable d’acheter l’hôtel si tu continues d’acheter des maisons.” Alors, M. Dubé a décidé de prendre une pause dans ses projets immobiliers pour se concentrer sur son travail à l’hôtel.

C’est après avoir parlé à un banquier, qui aujourd’hui est rendu un ami, qu’il est revenu à ses amours dans l’immobilier. Dès le lendemain, il a repris le collier et par la suite, il a effectué plus de 40 transactions en 3 ans, dans le style FLIP (acheter une maison, la rénover, la revendre).

À 26 ans arrive le grand moment. Simon Dubé rachète l’Hôtel Voyageur à ses parents. Il y passe une centaine d’heures par semaine, sept jours sur sept, six nuits sur sept. Sa vie est déséquilibrée par ses défis et ses objectifs, mais il ne s’en plaint pas. Pendant toutes ces heures à travailler, il avait une conjointe sur qui il pouvait s’appuyer.

Par la suite, il créa Multi-Logis inc. avec laquelle il commença à acquérir des immeubles résidentiels à Port-Cartier et par la suite à Sept-Îles, comme ses parents l’avaient fait dans le passé. Il y a cinq ans, il a  racheté les immeubles de ses parents.

Alors, comment en est-il venu à acquérir l’Hôtel Royal William à Québec? Parce qu’il cherchait un nouveau défi dans une ville qu’il aime. À la base, ce devait être des immeubles qu’il y achetait, mais par un concours de circonstances via une autre transaction avortée avec des partenaires, on lui a offert d’acheter l’hôtel. Le tout s’est fait très rapidement parce que les propriétaires souhaitaient sceller la transaction.

Aidé par la Caisse et le CDE de Sept-Îles, Simon Dubé a pu réaliser son rêve. En cinq jours, il a rouvert l’hôtel qui était fermé depuis quelques mois grâce à l’aide de la famille et de certains de ses employés de Sept-Îles.

Deux mois plus tard, alors que tout va comme sur des roulettes, un incendie frappe le restaurant de l’hôtel. Refusant de fermer pendant les travaux de rénovation, M. Dubé a rouvert l’hôtel cinq jours plus tard. Il dit, “Ce fut une grosse expérience de vie, un grand apprentissage.”

Comble de malchance, la COVID frappe au printemps 2020. L’hôtel Royal William a été fermé deux mois, mais cela lui a appris la résilience. Il a même gardé ses employés.

De tous ses projets, l’Hôtel Royal William fut le plus dur et le plus exigeant professionnellement et personnellement pour lui et sa famille. Mais Simon Dubé n’a aucun regret., il commence à en soutirer les bienfaits de ce beau et gros défi. D’autres projets à venir? Oui, mais ça reste à annoncer.

Quel est le mot de la fin pour M. Dubé? En fait, il s’adresse directement aux jeunes. “Osez dans l’entrepreneuriat. Croyez en vos rêves et vos habiletés. Et agissez sans peur!