Consultation du Bloc Québécois sur la Côte-Nord pour une réforme urgente de l’assurance-emploi

Marilène Gill, députée de Manicouagan et Louise Chabot, députée de Thérèse-De Blainville et porte-parole du Bloc Québécois en matière de Travail, Emploi, Développement de la main-d’œuvre.

Louise Chabot, députée de Thérèse-De Blainville et porte-parole du Bloc Québécois en matière de Travail, Emploi, Développement de la main-d’œuvre et Marilène Gill, députée de Manicouagan ont tenu une consultation publique sur la réforme de l’assurance-emploi en présence de citoyens, d’élus et d’organismes de la Côte-Nord. Elles constatent qu’il est urgent de pousser le gouvernement Trudeau à procéder à une réforme de l’assurance-emploi.

Le régime de l’assurance-emploi est financé par les cotisations obligatoires versées par les employeurs et les salariés, alors que 60% des travailleurs n’ont pas accès à cette assurance lorsque qu’ils en font la demande, car souvent, le total d’heures accumulées n’est pas suffisant pour obtenir l’assurance.

Même chose pour les congés de maternité ou de paternité, à la suite de ces congés, si le retour à l’emploi n’est pas possible, souvent, l’accès à l’assurance-emploi n’est pas possible en raison d’un manque d’heures accumulées.

« La pandémie a mis en évidence les failles du programme et l’urgence d’une réforme pour les travailleurs. La réforme de l’assurance-emploi doit être faite maintenant, pas demain. Il y a urgence. La ministre Qualtrough doit entendre raison et se ranger du côté des travailleurs du Québec et de la Côte-Nord », a renchéri Louise Chabot.

Lors de la consultation, elles ont constaté que le problème du Trou noir est criant sur la Côte-Nord. Les employés du secteur touristique, des pêches ou de la foresterie n’ont pas assez de semaine d’assurance-emploi pour combler la pause entre le travail saisonnier. Ils vont parfois travailler ailleurs et ne retournent pas chez l’employeur saisonnier, ce qui désavantage l’économie régionale.

Le gouvernement Trudeau a renouvelé le projet-pilote de bonifier l’assurance-emploi pour les employés saisonniers de 5 semaines, mais ce n’est pas suffisant selon le Bloc. Une réforme permettrait de créer un régime souple pour combler la totalité des semaines d’arrêt d’un employé saisonnier.

L’assurance maladie est également problématique selon le Bloc Québécois, 15 semaines ce n’est pas assez, si la maladie est grave et demande un traitement plus long, comme un cancer, après 15 semaines, la préoccupation financière deviendra lourde, car on devra se fier à l’aide sociale ou un autre moyen de payer ses factures. Le Bloc propose une réforme afin de faire passer à 50 semaines les prestations spéciales de maladie.