Crabe et crevette aussi succulents en temps de pandémie

Les postes de travail seront modifiés à l'usine UMEK de Sept-Îles (Photo Archive)

On travaille fort depuis une semaine à préparer les usines de transformation des produits marins en Moyenne-Côte-Nord pour opérer de façon sécuritaire en temps de pandémie. À Sept-Îles, les premiers débarquements de crevettes se sont faits hier, alors que la pêche au crabe est reportée au 13 avril.

Les glaces dans le secteur de Natashquan ont forcé le report des captures de crabe. La pêche a débuté il y a une semaine en Haute-Côte-Nord. Le directeur de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche Jean-Paul Gagné ne craint pas pour la sécurité des travailleurs sur les bateaux et dans les usines, grâce à de sévères protocoles d’adaptation des méthodes de travail aux mesures de la crise sanitaire, approuvés par la CNESST  et le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

L’inconnu pour l’instant se situe au niveau des marchés puisque la presque totalité du crabe de la Côte-Nord est vendue aux États-Unis. Jean-Paul Gagné explique le contexte.

Jean-Paul Gagné, directeur de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche

Les marchés du crabe et de la crevette risquent d’être plus faciles que celui du homard plus associé à la restauration. Les pêches commerciales génèrent des retombées annuellement d’environ 125M$ et plus de 1000 emplois saisonniers sur la Côte-Nord.

Entrevue complète avec Jean-Paul Gagné directeur de l’AQIP