Des jeunes loups, qui restent chez nous !

L'équipe Jérémy Gagnon RBC (Les jeunes loups), peut compter sur plusieurs universitaires ayant pu rester à la maison cet automne. (Crédit photo : Ma Côte-Nord)

À l’habitude, la fin du mois d’août est le moment pour plusieurs étudiants de quitter leur patelin pour aller poursuivre leurs études supérieures. Mathieu Gagnon, comme plusieurs de ses amis, ont décidé de rester à la maison pour la session Universitaire de cet automne, ayant la possibilité de le faire à distance.

À la fin de l’été, plusieurs jeunes adultes quittent pour les grands centres, afin d’aller se spécialiser dans un métier qui les intéresse, les possibilités étant davantage limitées en Région. Ceci amenant une perte pour leur communauté à plusieurs niveaux.

Mathieu Gagnon vient tout juste d’avoir 21 ans. Il fait des études en actuariat à l’Université Laval. Lui et plusieurs de ses amis ont décidé de rester à Sept-Îles cet automne et suivre leurs cours derrière un écran d’ordinateur.

La jeunesse et la vivacité

C’est en regardant actuellement ces jeunes adultes impliqués localement dans plusieurs sphères, qu’il est possible de voir que leur présence apporte un plus à leur municipalité. Heureux de cette situation temporaire, dû à la COVID, Mathieu et sa meute de jeunes loups ont décidé de se faire une équipe de touch football pour cet automne. Ils amènent certainement un challenge supplémentaire aux équipes de la Ligue Septîlienne, étant deuxièmes au classement général.

« La communauté sportive est super ici. Moi et plusieurs de mes amis avons joué au football lors de notre secondaire, et nous sommes heureux de pouvoir jouer dans la Ligue de touch cette année », affirme le quart arrière de son équipe, meneur pour les points et les touchés par la course actuellement chez les hommes.

Certains d’entre eux travaillent tout en étudiant. Ils amènent certainement un plus également de ce côté, avec le manque de main d’œuvre criant en Région.

Plusieurs d’entre eux quittent seulement pour le temps de leurs études, mais ceci crée tout de même un vide dans leur localité. Du moins, ils ont l’amour de leur Région et souhaitent y revenir.

« Moi et mes amis, on a pour la plupart tous envie de revenir à Sept-Îles, donc on est tous heureux de pouvoir étudier d’ici », mentionne le futur actuaire.

Entrevue avec Mathieu Gagnon, étudiant en actuariat à l’Université Laval