Des «Moyaks» et des goélands morts de la grippe aviaire en Minganie, mais pas de macareux

Certains oiseaux marins sont plus sensibles à la grippe aviaire. Heureusement, ce n’est pas le cas des macareux moines qui fréquentent la Minganie d’avril à août. (Photo Auberge de l'île aux Perroquets)

Soixante-six oiseaux ont été retrouvés morts cette saison dans l’Archipel-de-Mingan. Il s’agit surtout d’eiders à duvet communément appelé «moyak», et de goélands, mais aucun macareux moine. Au Québec, l’épidémie de grippe aviaire a tué des milliers d’oiseaux, en frappant surtout des espèces marines.

L’eider à duvet est l’espèce la plus abondante dans les îles au large de Havre-Saint-Pierre et de Mingan. Les deux colonies de macareux très populaires auprès des visiteurs de la réserve de parc national du Canada de l’Archipel-de-Mingan sont en bonne santé, avec 830 individus inventoriés.

Sous surveillance

La gestionnaire Conservation des ressources, Aurore Pérot est préoccupée par la situation, mais pas inquiète. «Les mortalités d’oiseaux sont en hausse cette année. Le portrait demeure incomplet considérant que le parc Mingan s’étend sur 152 km.»

Le personnel de Parcs Canada en Minganie surveille la situation et rapporte chaque carcasse au ministère québécois de la Faune. De la sensibilisation s’effectue auprès des visiteurs.

Plus inquiétant en Gaspésie

L’Archipel des Îles-de-la-Madeleine et la colonie de fous de Bassan de l’île Bonaventure et du Rocher Percé sont les plus touchés. Plus de 5000 carcasses ont été retrouvées depuis la mi-juin aux Îles-de-la-Madeleine.

Les scientifiques du gouvernement du Québec estiment que le virus de l’influenza aviaire sévit dans toutes les régions. Il n’y a plus de décompte. Le fou de Bassan, le canard eider, les goélands marins, l’oie blanche et l’outarde sont les plus affectés par l’épidémie.