Des négociations sur deux fronts pour les infirmières de la Côte-Nord

Les infirmières de la Côte-Nord sont affiliées à la CSQ et font partie du Front commun en grève pour trois jours. (Photo Facebook)

La présidente du syndicat regroupant les infirmières de la Côte-Nord Karine Ouellet-Moreau qualifie d’encourageante sa rencontre avec la PDG du CISSS Côte-Nord Manon Asselin, juste avant les trois jours de grève en Front commun. Le Syndicat mise aussi sur le dialogue avec les autorités locales pour améliorer pour améliorer les conditions de travail de ses membres.

La présidente du Syndicat des intervenantes et intervenants en santé du Nord-Est du Québec a exposé des demandes précises à la PDG Manon Asselin lundi, pour améliorer localement le climat de travail jugé malsain depuis quelques années. Karine Ouellet-Moreau veut des gestes de l’employeur pour favoriser l’attraction et la rétention du personnel.

«Nous avons une meilleure collaboration maintenant avec le CISSS de la Côte-Nord au niveau des horaires par exemple. Je suis consciente des efforts de recrutement du Centre, mais il faut garder notre monde en région», affirme la présidente du syndicat.

En front commun

Les infirmières, les auxiliaires et les inhalothérapeutes de la Côte-Nord membres du SIISNEQ comptent aussi sur la grève et la négociation pour trouver des solutions aux enjeux, comme le temps supplémentaire obligatoire et la main-d’œuvre indépendante.

Entrevue avec Karine Ouellet Moreau, présidente du SIISNEQ-CSQ

Grâce à un bon dialogue avec la haute direction du CISSS Côte-Nord, l’appui de la population et la négociation en front commun, Karine Ouellet-Moreau est confiante d’obtenir des gains. «Les attentes sont fortes et les membres sont très motivés et solidaires sur les lignes de piquetage actuellement», constate la présidente du SIISNEQ.