Desserte aérienne l le mariage d’une Septilienne affecté par la fiabilité des vols régionaux

Les annulations d'Air Canada à Sept-Îles se multiplient.

Ce qui devait être le plus beau jour de la vie de Lyne Monger, résidente de Sept-Îles, a pris une autre tournure en raison de multiples problèmes d’avion. Certains pourraient dire que la Septilienne n’a pas eu beaucoup de chance quand d’autres constateront que la desserte aérienne régionale n’est plus ce qu’elle était. 

Il y a un mois, Lyne Monger et Louis Philippe Larue se sont dit « oui » à Sept-Îles. Leur voyage de noces prévu à Paris a été mouvementé. La veille du départ, ils apprennent d’Air Canada que leur premier vol de Sept-Îles à Montréal prévu tôt le matin est annulé. 

« Quand on reçoit la nouvelle, il est l’heure du souper et on doit être à Montréal le lendemain pour le vol vers l’Europe. » explique Mme Monger. Les jeunes mariés décident de prendre leur voiture mais c’est sans compter sur une crevaison à Port-Cartier qui les retarde encore plus. 

Aucun hôtel de disponible, Lyne et Louis Philippe doivent dormir dans leur voiture.

Si le couple a finalement réussi à se rendre à Montréal pour partir comme prévu en Europe, le stress de la mésaventure a été difficilement digéré. Un mois plus tard, malgré les promesses d’Air Canada de rembourser l’équivalent de la connexion Sept-Îles Montréal, le couple n’a reçu aucune indemnisation de la compagnie. 

« On ne peut pas se fier à la desserte aérienne » 

Le voyage vers Montréal n’a pas été la seule péripétie du mariage. En plus du stress habituel lié à l’organisation d’un tel événement, le couple a craint jusqu’à la dernière minute la venue d’invités importants.

Les cinq semaines qui ont précédé le mariage, les vols du vendredi à destination de Sept-Îles étaient tous annulés. Un stress important pour toute la famille qui devait recevoir oncles et tantes voyageant en avion. « C’était important qu’ils soient présents car c’était aussi les 50 ans de mariage de mes parents. Malgré un retard, ils ont pu venir. Mais ils ont dû rester deux jours de plus car leur vol retour a été annulé » détaille Lyne.

Cette dernière a perdu toute confiance envers le réseau aérien : « à la fin du mois c’est la graduation de ma fille ainée à Sherbrooke, on n’envisage même plus l’avion car c’est un événement qu’on ne veut pas manquer. »

En période de campagne électorale, Lyne Monger demande une desserte fiable pour la Côte-Nord.

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