Du temps plus doux que l’an dernier pour le départ de l’Expédition Premières Nations 2024

Une cérémonie a précédé le grand départ de l’Expédition Premières Nations 2024 à Pessamit samedi. (Photo Facebook Expédition Premières Nations 2024)

Les 57 motoneigistes de l’Expédition Premières Nations 2024 ont pris le départ à Pessamit samedi pour une aventure de 3 230 km en deux semaines. La deuxième étape a été franchie dans le temps doux hier entre les Escoumins et Jonquière. L’an dernier les motoneigistes ont vécu de dures épreuves dans le froid nordique de la Côte-Nord avant de compléter l’expédition à Maliotenam.

« La dernière journée n’a pas été sans inquiétude pour les motoneigistes qui ont roulé sur de la roche et de la pelouse, précise l’agente aux communications de l’Expédition Premières Nations 2024, Joyce Dominique. Il y a peu de neige sur une partie des monts Valin. On utilise plus de carburant et les risques de bris de motoneiges sont grands.»

Contrairement à l’an dernier, les participants circulent dans le trafic du circuit fédéré de la Fédération des motoneigistes du Québec. Une vingtaine d’Innus et de Naskapis de la Côte-Nord participent à cette deuxième édition qui prend fin à La Tuque et Wendake le 10 février.

Deux étapes Côte-Nord

Les ambassadeurs de la réconciliation vers la guérison ont pris le départ de l’Expédition après un cérémonial déjeuner et une bénédiction des motoneiges dans la communauté de Pessamit samedi matin. Ils ont été accueillis en fin d’après-midi par le chef d’Essipit Martin Ross et le maire des Escoumins André Desrosiers au Domaine du lac des cèdres.

Les motoneigistes ont emprunté le Nitassinan au nord du Saguenay lors de la deuxième journée avec une randonnée de 280 km. Ils sont arrivés à Jonquière hier soir vers 18h30. L’Expédition Premières Nations se dirige aujourd’hui vers Meshteuiatsh, puis Chibougamau, l’Abitibi jusqu’à La Tuque et Wendake.

L’objectif de cette aventure en motoneige sur le territoire ancestral demeure de commémorer et honorer les femmes autochtones disparues au Canada et la mémoire de Joyce Échaquan en soutenant le mouvement Justice pour Joyce, qui dénonce le racisme systémique au Québec.