Épidémie de virus respiratoires en Côte-Nord: la Santé publique réclame l’aide du public

Le centre mère-enfant du Centre hospitalier régional de Sept-Îles manque de personnel. (Photo Jean St-Pierre, Macotenord.com)

Le nombre de tests positifs pour des virus respiratoires dont l’Influenza et la COVID-19, a explosé à partir de la mi-novembre sur la Côte-Nord. La Direction de la Santé publique s’inquiète des conséquences sur les urgences et surveille les éclosions des certains milieux regroupant des personnes fragiles.

En point de presse ce vendredi matin, le Dr Richard Fachehoun a repris ses recommandations en prévention, répétées si souvent pendant la pandémie. «Mettez à jour votre vaccination, portez le masque dans les lieux publiques… Aidez-nous à éviter plus d’hospitalisations!»

Pas de partys avec des symptômes

Seulement une personne résidente de la Côte-Nord sur deux a reçu un vaccin dans les cinq dernier mois, s’inquiète le directeur de la Santé publique du CISSS Côte-Nord. Les partys et les rassemblements des Fêtes sont légitimes, après les deux années de pandémie, convient Dr Richard Fachehoun. Mais les personnes qui ont des symptômes des virus en circulation ne devraient pas y aller.

Les risques d’hospitalisation chez les enfants de moins de 2 ans est grand dans le contexte actuel, prévient le médecin spécialiste. Le directeur des Services professionnels Jean-François Labelle a profité de l’occasion pour tracer un portrait dans les urgences et pour les hospitalisations. Plusieurs lits sont occupés par des gens en attente d’une relocalisation dans d’autres ressources comme un CHSLD, 27 patients sont dans cette situation au Centre hospitalier régional de Sept-Îles.

Débordement dans les urgences

«Le tout engendre un degré de difficulté élevé pour gérer les hospitalisations et les zones d’isolement», explique Dr Labelle. La croissance des virus respiratoires occasionne aussi un débordement dans la salle d’urgence du CISSS Côte-Nord, admet le directeur responsable des équipes de médecins de la région.

Le taux d’occupation dépasse régulière les 200% dans les urgences de Baie-Comeau et Sept-Îles depuis la mi-novembre. La Santé publique invite les Nord-Côtiers à appeler le 811 avant de se présenter dans une urgence.

«Les pharmaciens peuvent aussi fournir de bons conseils. Nous sommes chanceux sur la Côte-Nord, ils ont bien géré la pénurie de Tylénol et d’Advil. Ils ont maintenu un inventaire, grâce à un rationnement des bouteilles disponibles pour les jeunes enfants», affirme le Dr Jean-François Labelle.