Et si on réduisait les taxes sur l’essence ?

Le prix de l’essence monte en flèche partout au Québec depuis plusieurs jours et selon les experts, il pourrait encore grimper.

Ce vendredi matin, il a atteint des sommets vertigineux au déplaisir des usagers de la route. À Fermont sur la Côte-Nord, le prix à la pompe a grimpé à 2,013$ le litre. Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, nous a fait part de sa réaction : « Ça devient significatif, la crise est importante, quand on dépasse 2 dollars, ça fait un choc! On est dépendant de ça, on n’a pas vraiment le choix. C’est la première fois qu’on voit cela à Fermont. ».

À Montréal, il tourne autour de 1,90$. La guerre en Ukraine est la cause de tout ceci, cependant, on remarque que les taxes sur l’essence au Québec demeurent les plus élevés au pays.

Il n’y a pas que la TVQ et la TPS qui s’ajoutent à la facture, mais aussi la taxe d’accise sur l’essence (fédérale) de 10 cents/litre, la taxe sur les carburants (taxe québécoise) de 19,2 cents/litre et la taxe sur le carbone (5,37 cents).

En plus de tout cela, la Régie de l’énergie du Québec fixe un prix minimum pour l’essence à chaque semaine selon les différentes régions. Si jamais une station-service vend le gaz sous la barre de ce seuil minimum hebdomadaire, les autres vendeurs d’essence pourraient décider de poursuivre cette station pour pratique commerciale déloyale. Ce qui oblige en quelque sorte tous les vendeurs à hausser leur prix selon le seuil minimum de la semaine. Une pratique dénoncée par la Fédération canadienne des contribuables.

Le prix peut aussi varier d’une ville à l’autre en raison du coût de transport. CAA Québec rappelle qu’il s’agit des frais de transport estimés pour l’essence, de la rampe de chargement à la station-service. C’est un montant fixe qui varie d’une ville à l’autre. Ainsi, les clients des stations-service éloignées des dépôts doivent en principe assumer des frais de transport supérieurs.