Feu vert au projet domiciliaire Holliday: les opposants ont épuisé les procédures gratuites

La Ville de Sept-Îles a besoin du projet Holliday pour son développement domiciliaire, défendent les élus.

La douzaine d’opposants au projet domiciliaire derrière la rue Holliday devront payer à leur tour des avocats, s’ils souhaitent poursuivre des démarches. La Commission municipale du Québec juge que la Ville de Sept-Îles a respecté toutes les règles dans ce dossier. Des recours sont encore possibles devant la Cour du Québec, mais ce n’est pas gratuit.

La direction de la ville ne s’attend pas à d’autres oppositions retardant le projet qu’elle considère nécessaire le plus tôt possible dans le contexte de pénurie d’habitations à Sept-Îles. Le conseil a donné à deux reprises des mandats à des avocats pour la défendre devant la Commission. Finalement, elle juge que les élus de la ville ont adopté toutes les résolutions nécessaires en conformité avec le plan d’urbanisme, le schéma d’aménagement et les lois du ministère des Affaires municipales.

Les promoteurs privés Régis Bouchard et François Turmel peuvent maintenant avancer et compléter les dernières études, explique le directeur général de la ville, Patrick Gwilliam. Il espère que les nouveaux terrains seront disponibles dans le quartier Sainte-Famille à la fin de 2023 ou au printemps 2024.

Un des signataires de la requête devant la Commission municipale du Québec Denis Bouchard est intervenu à la période des questions de la séance publique lundi à l’hôtel de ville. Deux semaines après avoir été dénoncé par l’homme d’affaires Frédéric Gagnon choqué de voir des citoyens freiner le développement, monsieur Bouchard a demandé au maire si la ville va poursuivre les opposants.

Steeve Beaupré a rappelé que les nombreuses demandes d’accès à l’information et les recours à la Commission municipale s’inscrivent dans les droits de tous les citoyens.