Front commun à Sept-Îles 2023 – 1972 | Plus pacifique, aussi essentiel, selon Réjean Langlois

À Sept-Îles, la mobilisation syndicale lors de trois jours de grève rappelait les manifestations historiques du Front commun de 1972. (Photo: optik 360)

Invité à prendre la parole lors d’une des manifestations syndicales cette semaine, Réjean Langlois a rappelé comment le premier Front commun du secteur public au Québec en 1972 a marqué l’histoire de Sept-Îles. Les actions sont plus pacifiques aujourd’hui, mais aussi essentielles, selon l’ancien militant du FTU et président de la Société historique du golfe.

« Le système de l’éducation est à terre et les enseignants sont à bout. Nos travailleuses de la santé que l’on appelait nos anges gardiens pendant la pandémie, sont sans reconnaissance aujourd’hui. C’est l’organisation du travail qui est à améliorer », remarque Réjean Langlois.

Le Septilien se souvient qu’en mai 1972, au lendemain de l’emprisonnement des trois chefs des grandes centrales au Québec, les rassemblements se sont multipliés jusqu’à la mort d’un homme lors d’une manifestation devant le Palais de justice de Sept-Îles.

Entrevue avec Réjean Langlois, ancien syndicaliste du FTU et président de la Société historique du golfe

Le premier front commun de 1972 revendiquait un salaire de 100$ par semaine pour les fonctionnaires de l’époque. À Sept-Îles, le Front des travailleurs unis de Réjean Langlois mobilisait la population depuis 2 ans autour de plusieurs revendications sociales.

« Les salaires étaient nettement meilleurs dans le secteur privé. Le mouvement syndical et populaire de l’époque revendiquait aussi l’accès au logement, des prix raisonnables à la consommation et les droits des femmes. Certains de ces problèmes persistent aujourd’hui et les syndicats font encore un bon travail. »