Groupe Ekuanitshit veut être un modèle dans la lutte contre le harcèlement au travail

L'un des principaux outils de Groupe Ekuanitshit a consisté à former les équipes (Photo courtoisie de Go RH)

Un programme sur-mesure a été développé par Groupe Ekuanitshit pour offrir à la vingtaine d’entreprises du groupe, des outils contre le harcèlement au travail, autant pour les employés que les employeurs. 

Depuis 2019, les employeurs ont pour obligation d’avoir une politique pour prévenir le harcèlement et un processus interne clair. Le conseil d’Ekuanitshit a décidé d’aller plus loin en s’entourant de la firme spécialisée en ressources humaines Go RH, pour construire un programme complet de lutte contre le harcèlement. 

« L’objectif numéro un c’était de respecter la loi », Marianne Roberge – associée chez Go RH. 

Avec ses 700 employés répartis dans plusieurs compagnies Nord-Côtières, allant du transport par hélicoptère à la construction en passant par une poissonnerie, le groupe Ekuanitshit a construit une politique générale mais pas que. 

« On n’a pas voulu juste faire nos devoirs pour respecter la loi puis dire merci bonsoir c’est fini », explique la directrice générale du Groupe Ekuanitshit, Isabelle Napess. Les employés ont reçu de la formation pour qu’ils connaissent les outils à leur disposition. Les équipes de direction ont également été formées pour savoir comment réagir si une situation se présente.

« C’est important que les employés sachent qu’on a un mécanisme et qu’on est ouverts à recevoir leurs plaintes et que le département RH est conscientisé à ça et qu’ils ont des personnes à qui se référer » ajoute Mme Napess. 

Ce projet de la Corporation de Développement Économique Ekuanitshinnuat (CDEE) a été réalisé grâce au soutien financier de la CNESST par son Programme visant la lutte contre le harcèlement psychologique ou sexuel dans les milieux de travail. 

Un modèle à partager. 

La directrice générale de Groupe Ekuanitshit travaille dans une seconde phase du projet pour que tous les outils qui ont été créés puissent servir à d’autres organismes et à la communauté. 

« Je fais partie de la table de concertation de la communauté. J’ai emmené ce sujet pour qu’il soit partagé et qu’on puisse outiller d’autres secteurs. » 

Rappelons qu’un employé victime de harcèlement dans le cadre de son travail peut déposer une plainte dans un délai de 2 ans. Avant 2018, ce délai était de 90 jours.

Entrevue complète avec Marianne Roberge et Isabelle Napess