Hyundai Elantra N, quand on est tout sourire

Collaboration spéciale, Marc Bouchard, journaliste automobile

J’ai 16 ans. Pas vraiment, vous l’aurez compris, mais quand je prends le volant de la Hyundai Elantra N, je retrouve définitivement mes 16 ans. Je redeviens excité comme une puce et heureux de pouvoir m’amuser en conduisant cette petite bête de performance. Car ne vous leurrez pas, il s’agit bien d’une exceptionnelle voiture de performance, la division N de Hyundai abritant désormais trois membres.

Pour vous en convaincre, jetez un œil à la fiche technique. Sous le capot, un moteur 4 cylindres 2,0 litres turbo, c’est une bonne base. Un moteur capable de développer 276 chevaux et 289 livres-pied de couple, ça se précise.

Choisissez ensuite une boîte automatique à double embrayage à 8 rapports, ou une transmission manuelle à six vitesses. Voilà que je vois votre sourire s’agrandir. Il y a encore mieux. Car tout a été pensé pour maximiser les performances, et faire de cette petite Elantra une véritable bête de course.

Ainsi, des suspensions modulées pour la performance, avec des coussinets améliorés, assurent une tenue de route sans reproche. Un arbre de transmission allégé, mais plus solide, permet aussi d’absorber davantage de pression de toute part.

La vraie beauté cependant, ce sont les petits ajouts, comme la présence d’un « launch control » qui permet des départs canon et un 0-100 km à l’heure en moins de 5,3 secondes. Ou encore le NGS (N Grin Shift), un petit bouton rouge logé dans le volant de la version automatique qui, une fois enfoncé, déclenche un ajout de 10 chevaux pendant 20 secondes, et module le régime moteur pour encore plus de performances.

Petite anecdote : Fiston, qui commence à faire des essais routiers de son côté, a aussi mis la main au volant de l’Elantra et du Kona N, les deux partageant les mêmes caractéristiques mécaniques. Soucieux de toujours respecter les règles et les lois, jamais Fiston n’oserait excéder les vitesses permises. Ce qu’il n’a pas fait, mais la poussée du petit bouton rouge en entrée d’autoroute lui a permis de constater la nature même de la bête, et d’en apprécier la précision de la direction. Disons simplement qu’une fois utilisé, il cherchait toutes les occasions pour recommencer.

Avec la boîte manuelle, ce même bouton rouge a une autre fonction. Il place la transmission en mode REV-Matching, qui permet de simuler le talon-pointe et qui vous fait sentir comme les pilotes de course.

Un confort étonnant

On pourrait croire qu’autant de sportivité engendre un certain inconfort dans l’habitacle, mais ce n’est pas le cas. Les sièges baquets, ultra sportif, offrent un support impressionnant, tant pour les grands gabarits de 6 pieds et 3 pouces comme Fiston que pour les dimensions plus horizontales, comme mon propre tour de taille.

Ajoutez à cela des sièges chauffants, un système d’info divertissement affichant les caractéristiques de dynamique de conduite et un système de son de bon niveau, et vous comprendrez que l’habitacle est loin d’être un endroit désagréable.

Comme les Elantra traditionnelles, on y retrouve un espace suffisant pour les passagers avant et arrière, sans trop de souci de dégagement. Ce qui est moins vrai dans le Kona, dimensions obligent, mais quand même.

Il est aussi exact que la sonorité du moteur, plus imposante en raison de la sportivité même du véhicule, rend parfois le tout moins agréable lorsqu’on profite d’une gentille randonnée, mais on s’y fait rapidement.

Sur la route

Ici, je retrouve mon sourire. Il n’est pas nécessaire, même s’il est tentant, de pousser la Elantra N dans ses moindres retranchements pour profiter du plaisir de conduite. La précision de chacune des commandes est largement suffisante pour rendre toutes les promenades riches en émotions.

Il est vrai que la conduite dynamique semble se faire toute seule. On se surprend à chercher des routes sinueuses pour apprécier la tenue de route impressionnante, et la facilité de placer le véhicule en trajectoire.

On court après les courtes rentrées d’autoroute pour apprécier les accélérations vives et nerveuses. Et on soupire de plaisir en manipulant le levier de vitesse, pour enfiler virage sur virage sans jamais ralentir, en conservant toute notre attention sur la route devant nous.

Je l’avoue, j’ai eu 16 ans. Je suis redevenu l’adolescent rebelle que j’ai un jour été. Et j’ai adoré!