Il manquera plus de 400 immigrants pour combler les besoins de main-d’œuvre dans la région en 2023

La régionalisation de l’immigration est une urgence selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) qui prévoit un déficit important de main-d’oeuvre pour la Côte-Nord et le Nord-du-Québec. 

La FCEI dévoile ce lundi 6 mars les résultats d’une étude qui anticipe un déficit important d’immigrants en région. Pour la Côte-Nord/Nord-du-Québec, la Fédération estime qu’il manquera d’ici la fin de l’année 427 travailleurs issus de l’immigration pour combler les besoins actuels.

Le constat est alarmant partout en région fait remarquer l’auteur de l’étude, Francis Bérubé. « Nos régions sont celles qui vont encaisser le plus durement les effets de la pénurie de main-d’œuvre au cours des prochaines années si rien ne change ». À l’échelle du Québec, la FCEI prévoit que le déficit attendra 18 000 immigrants seulement pour l’année en cours.

« La régionalisation de l’immigration est un enjeu économique crucial et le gouvernement du Québec doit poursuivre sa priorisation pour aider les PME aux prises avec la pénurie de main-d’œuvre » indique par voie de communiqué la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

La FCEI va plus loin et anticipe le déficit des prochaines années. Sur la période 2021-2025, c’est un total de 2130 immigrants qui manqueront pour combler le déficit de main-d’œuvre sur la Côte-Nord et le Nord-du-Québec.

Une régionalisation qui ne fonctionne pas

L’étude dévoile en outre que malgré de nombreux plans pour régionaliser l’immigration, les résultats ne sont pas là. Pour la période 2015-2019, en moyenne 75 % des immigrants ont choisi de s’établir dans la région de Montréal.