Il y a de l’avenir dans le fer et l’aluminium de la Côte-Nord

Les compagnies minières comme Rio Tinto IOC exportent des millions de tonnes de fer à partir de Sept-Îles chaque année. (photo Rio Tinto)

À la base de l’économie de Sept-Îles et Port-Cartier, le minerai de fer et l’aluminium sont encore des métaux d’avenir. L’étude économique d’avril 2023 du Mouvement Desjardins prévoit tout de même une certaine volatilité sur les marchés mondiaux à court terme, mais ensuite les perspectives semblent roses pour de l’aluminium et de l’acier vert.

Le recul du prix de l’aluminium de 9,4% depuis le début de février et la volatilité du prix du fer sont à l’image de l’économie mondiale de la dernière année affectée par le ralentissement chinois et les changements géopolitiques.

Une stabilité d’abord

L’économiste de Desjardins Marc-Antoine Dumont s’avance avec prudence sur les tendances à long terme. La situation se normalise, le prix de la tonne de fer et du lingot d’aluminium devrait se stabiliser. La pandémie a permis un bond dans la valeur des métaux de base, qui devient un acquis pour l’industrie mondiale.

Entrevue avec Marc-Antoine Dumont, économiste du Mouvement Desjardins

L’économiste Marc-Antoine Dumont, voit une belle route d’avenir pour l’aluminium vert du Québec en demande dans les infrastructures. Le contexte de la décarbonation et la transition énergétique dynamiseront l’industrie de l’aluminium, pense-t-il.

Besoins de fer en croissance

Le marché du fer devrait connaître une décroissance en 2024 avec un retour de l’équilibre de l’offre et de la demande, mais les besoins en fer ne disparaîtront pas, selon l’analyste du Mouvement Desjardins.

La taille de la Chine dans certains marchés comme l’aluminium requiert une attention particulière des économistes qui surveillent les marchés des matières premières.

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